2 500 ans de civilisation, la création d’architectures complexes, le développement d’un véritable art de la maçonnerie, des techniques ancestrales de croisement des pierres… Tout ça pour que les maçons du chantier de l’école Ferdinand-Buisson entassent vulgairement les parpaings les uns sur les autres…*
Moi aussi, je faisais comme eux quand j’avais 5 ans, toutes choses étant égales par ailleurs, certes sans mortier, lorsque je jouais aux Kapla et aux Légo, avant de comprendre par induction logique (quand l’expérience vous permet d’établir la théorie, soit l’inverse de la déduction), l’intérêt de croiser les briquettes en plastique ou les morceaux de bois pour faire plus résistant et pouvoir ainsi monter plus haut !
C’est aussi avec ces jeux de construction que j’ai compris qu’une tour s’effondrait sur elle-même, et qu’à la différence de plusieurs de mes camarades de CM2, qui ne faisaient probablement que relayer ce qu’ils avaient entendus de la bouche de leurs parents, je n’étais pas étonné, en septembre 2001, ou je ne voyais pas de complot dans le fait que les tours du World Trade Center ne soient pas tombées de leur long lors des attentats.
*Librement inspiré de Complots faciles pour briller en société (qui l’a repris de sephko.com). – © Sephko
Alors, plus sérieusement, si l’on croise les briques depuis l’Antiquité, c’est justement pour réduire la pression que les blocs exercent les uns sur les autres, et répartir les forces qui s’appliquent sur le mur.
Pour augmenter la stabilité de la structure, et éviter le fameux « effet coup de sabre », qui est un risque de fissuration verticale sur la longueur du mur, du fait de la superposition des briques en compression.
Apparemment, les maçons du chantier de BUISSON n’ont même pas cette base ; et je me permets donc de m’interroger, non pas sur la possibilité d’un travail dissimulé de personnes qui ne connaîtraient rien en maçonnerie, mais sur la compétence des chefs de chantier qui laissent manifestement passer cela…
Et surtout que dire de la Ville qui devraient faire l’effort de contrôler un minimum en tant que maître d’ouvrage… Dois-je donc déjà me préparer à voter une nouvelle autorisation de programme / crédit de programme l’année prochaine ? N’y a-t-il vraiment personne doté d’un tant soit peu de bon sens ?
Certains supposeront que ce mur n’est qu’une partie d’un ensemble, même si je ne vois personnellement pas trop ce qu’il est possible d’en sauver raisonnablement pour la suite, même en l’enfermant entre deux autres murs, ou en le cachant derrière quelques centimètres de fausse meulière…
Ce qui va se passer, et vous l’aurez lu ici en premier, est que quand le mur va se fissurer dans une période compris entre cinq et dix ans, le parement en meulière va se fissurer avec. Et tout sera à reprendre ! Et on passera notre temps à colmater les différentes brèches successives… Sauf à détruire… Le mur de l’école…
Je remercie l’ami et colistier qui a attiré mon attention sur ce problème.
Je n’aurais malheureusement pas pu répondre à sa question sur le gel hydro-alcoolique dans les écoles, parce que TEILLET n’a pas voulu y répondre, du fait de son règlement intérieur fasciste, qui me limite outrageusement dans mon nombre de questions orales, et dans leur durée.
Et si je peux la poser par écrit, le même règlement intérieur fascisant m’interdit de lui donner la réponse.
Alors faisons dans la reductio ad benito, et remarquons qu’au moins, les programmes de grands travaux des fascistes italiens étaient un petit plus sérieux, que les pseudos-fascistes en carton-pâte de la mairie de Savigny… Vivement la venue de mon règne certes despotique mais éclairé pour que je fasse rentrer dans le rang tout ce petit monde !
Non, mais imaginez un peu la façade de l’école qui s’écroule ! Sur les enfants, tant qu’à faire ! Mais quelle blague ! Non mais allo, quoi, y a-t-il un ingénieur dans la salle ? Vous allez maintenant voir que cela va réagir, grâce à cet article ! Quand ils se sentiront suffisamment humiliés que je les prenne pour des cons…






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