Voilà quelques semaines que le soutien de Nicolas SARKOZY à la candidature de Valérie PÉCRESSE se fait désirer. Et pour cause, il n’arrivera jamais !
SARKO veut rester le dernier président de droite pour ne pas risquer qu’un successeur fasse mieux que lui et le chasse des mémoires.
Il a déjà fait le coup à FILLON et il recommence ici avec PÉCRESSE. Il n’y a donc aucune surprise, même si l’animosité avec le premier était plus que palpable.
Alors, on observera néanmoins qu’il avait soutenu DATI aux municipales de 2020 à Paris ; tout en disant d’ailleurs le plus grand bien d’HIDALGO par ailleurs.
Sauf que DATI ne pouvait que perdre, du fait du système d’élection par arrondissement à Paris, et qu’au mieux, elle devenait maire de Paris ; l’actuelle étant créditée aujourd’hui de 1,5 % dans les sondages…
En somme, SARKOZY ne soutiendra jamais que des perdants.
Mais davantage, nous allons prochainement voir fleurir des petites phrases de sa part selon laquelle MACRON n’est pas un si mauvais président… Notamment les analogies avec la présidence de l’Union européenne, la canalisation du voisin russe, ou la gestion de crise.
Il suffit d’ailleurs de regarder la fuite des sarkozystes vers MACRON ; la dernière en date à l’heure à laquelle j’écris cet article étant Nora BERRA.
SARKO lui-même n’a pas besoin d’orchestrer ces départs ; ses fidèles connaissent d’eux-mêmes la stratégie de leur patron : faire le vide autour de la candidate LR pour assurer sa défaite.
Et cela semble bien parti pour fonctionner ; PÉCRESSE étant contrainte d’organiser une réunion de lancement de sa campagne le 13 février 2022, laquelle est pourtant censée avoir déjà commencée depuis le 4 décembre 2021, dans un contexte dans lequel elle ne décolle pas dans les sondages voire commence à perdre…
Mais ce phénomène n’est pas propre à SARKO.
Il est courant d’observer des personnes montées très haut, soit vouloir faire et défaire leurs successeurs, soit ne pas vouloir que leur héritier naturel leur succède et faire le jeu de leurs opposants. C’est à la limite de la stratégie du chaos.
Bref, PÉCRESSE ferait mieux de ne plus rien attendre de SARKO, voire même de s’en détacher pour récupérer les déçus de SARKO à droite, puisqu’il la critiquera de toute façon, et que sans attendre, il joue contre elle.


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