En marche vers la dictature, avec désormais la catégorisation des opposants politiques selon leur type de critique de la gestion de la crise du Covid-19…
Dans une note de 15 pages datée du mercredi 06 mai, le Service central du renseignement territorial (SCRT) évalue l’impact de la crise sanitaire sur la mobilisation des mouvances contestataires. Et voilà la classification que l’on peut en tirer :
- ceux qui critiquent le système de fichage (Sidep et Contact Covid) et de traçage (Stop Covid), sur le fond ou sur la forme ==> ultra-gauche
- ceux qui critiquent « les carences supposées de l’État dans la gestion de la crise » (parce que tout a été parfaitement géré et qu’il faut vraiment être con pour ne pas s’en être aperçu) ==> extrême-droite
- ceux qui ont peur de remettre leurs enfants à l’école, qui conteste que les Européens ne soient pas tenus à la limite de 100 km en France ou qui s’étonne que la grande distribution puisse mettre si rapidement à disposition autant de masques alors qu’il en manque toujours aux soignants ==> gilets jaunes
Alors MACRON a une parade pour réfuter mes arguments et nous dire qu’un régime démocratique dont les services de renseignements (je tousse) catégorise les opposants, en plus de les ficher, n’est pas une dictature. C’est que lui a la vraie définition de dictature :
Aujourd’hui s’est installée dans notre société – et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables -, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée.
Mais allez en dictature ! Une dictature, c’est un régime ou une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l’autre, l’interdiction de la violence, la haine à combattre.
Le 24 janvier 2020, dans l’avion le ramenant d’Israël
Moi j’ai juste envie de dire à MACRON qu’on pourrait peut-être commencer par essayer la démocratie, et puis on verra…
Au passage, vous remarquerez que je suis à la fois ultra-gauche, et en même temps extrême-droite (mais cela, on le savait déjà) et aussi gilet jaune !
Bref, Éric MEHLHORN n’a plus le monopole de la catégorisation de ses opposants politiques, même si un mehlhornien me faisait l’honneur de m’écrire hier : « donc si je comprends tu es l’opposant à Éric » (comme s’il n’y en avait qu’un et oui, il n’y en a qu’un vrai.)
Édit le 12/05/20 à 12 h 30 : Je découvre ce matin les fiches pédagogiques de l’Éducation nationale envoyées aux enseignants leur demander de réprimer les élèves qui remettraient en cause l’autorité de l’État dans sa gestion de la crise, parce qu’elles feraient le jeu des communautarismes et des sectes. Sous entendu que ce sont ces critiques, et non pas les ratés de l’État, qui font le jeu de Daech. L’appel à la terreur continue !

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