Je l’accuse, mais c’est quand même David FABRE qui fait tout le sale boulot en portant la contestation en Justice, et en requérant l’inéligibilité du candidat En marche, ce qui n’est pas pour me déplaire pour une fois que je n’ai pas à me salir les mains et à cultiver mon aspect procédurier.
On me demande à ce propos de rappeler que déjà en 2008, David FABRE était plus ou moins derrière le recours de François DAMERVAL contre la réélection de Jean MARSAUDON. En tout cas qu’il l’avait encouragé car cela l’arrangeait bien. Mauvais joueur, ai-je écrit ?
Je précise que je vais aussi me concentrer sur le factuel de ce que j’ai pu voir et constater personnellement et pas sur les nombreux on-dits, que je vais quand même citer, qu’il aurait acheter de la publicité sur Facebook ou que le financement de sa campagne, et notamment de son local, ne respecteraient pas les règles du code électoral.
De la même manière, je ne m’interrogerai pas de savoir s’il vit réellement à Savigny, ni de savoir comment il a obtenu son travail à la Banque publique d’investissement, ni quelle est l’activité réelle de sa société civile immobilière. Non, je vais vraiment me concentrer sur ce qui s’est passé le jour du dimanche 15 mars 2020.
Il faut d’abord savoir que Alexis a fait imprimer un bulletin de vote recto/verso. Ce qui est autorisé mais que personne ne fait parce que cela coûte plus cher.
À écrire vrai, je n’en comprenais d’ailleurs pas l’utilité avant de voir l’usage qu’en a fait Alexis, qui est très malin, mais illégal par rapport à la circulaire préfectorale relative à l’organisation du bureau de vote.
Sur une page, il a mis sa gueule et son nom en énorme.

Et sur l’autre page, il a mis sa liste.

Et donc, Alexis, prenant manifestement ses électeurs pour des cons illettrés, a demandé à ce que ses bulletins de vote soient présentés du côté de sa photo pour que les gens le reconnaissent plus facilement.
Le subterfuge a duré deux/trois heures, sur au moins trois bureaux de vote, avec la complicité de quelques présidents, notamment Daniel GUETTO, avant que l’administration municipale et les assesseurs de plusieurs candidats, dont une des miennes, obtiennent que les bulletins soient remis du bon côté, et que cela soit consigné dans le PV.
Les témoignages sont accablants. Il y a quand même eu des pressions de l’équipe du candidat sur des agents de l’administration municipale pour que les bulletins soient volontairement laissés du mauvais côté.
Mais ce n’est pas grand chose à côté de ce qui s’est passé au bureau de vote Châteaubriand plus de la moitié de la journée.
À partir de midi, on a commencé à me signaler un regroupement de jeunes devant ce bureau.
Je n’ai repris ma tournée des bureaux de vote que vers 13 heures 30.
Et c’est en arrivant devant l’école maternelle, à 14 heures 54, que je vois effectivement un groupe de sept jeunes hommes parmi lesquels au moins deux colistiers de IZARD.
Et c’est en faisant mine d’aller vérifier que mon affiche est encore en place, que je tombe sur cette scène surréaliste.
Alors qu’une dame arrive pour voter, un des jeunes lui tend un papier, que j’identifie comme étant un bulletin de vote IZARD, et lui dit :
« Hé Madame, vous pouvez voter pour nous ? Je suis sur la liste. Pour me faire plaisir. »
Par terre, il y a plusieurs bulletins de vote en liasse avec le mien en premier, comme si des enveloppes avaient été ouvertes pour n’en garder que le septième bulletin.
Je finis ma tournée, non sans aller le poucaver (le dénoncer) au bureau centralisateur qui me dit en avoir déjà été informé (par qui ?), et avoir déjà envoyé une patrouille de Police municipale, et j’interpelle ensuite IZARD par SMS.


Je reviens vers 18 heures 30. Le groupe est toujours là, cette fois accompagné d’Alexis, d’Arezki MAMERI et même d’un colistier de Bernard BLANCHAUD ! Ce qui ne me semble pas tellement plus légal, parce que pouvant toujours influencer…
Je discute avec Alexis. Ce que je raconte (que j’ai vu un jeune tendre un bulletin à son nom à une dame) est impossible selon lui parce qu’il n’a fait imprimer que les bulletins qu’il a donné à la Commune pour la mise sous pli et les bureaux de vote.
Au passage, prends-moi pour un con. Tu sais quand même que tu dois garder trois bulletins à remettre à la préfecture pour pouvoir te faire rembourser par l’État à la fin ?
J’ai une conversation avec d’autres, pendant laquelle je me fais notamment menacer, pour avoir publié la photo de deux d’entre-eux dans le local de campagne de IZARD en affirmant que Alexis rencontrait alors les frères musulmans de Savigny.
J’y reviendrais dans un prochain article.
Enfin, j’apprends vers 19 heures 55 qu’arrive pour voter un groupe de jeunes qui ne semblent jamais avoir voté de leur vie, et qui sont un peu perdus.
Manifestement qu’un tour des immeubles a été accompli pour qu’un maximum de personnes se déplacent pour voter.
C’est ensuite le dépouillement, et tandis que IZARD obtient son record à Ferdinand-Buisson avec 24,9 %, il fait plus ou moins mystérieusement ici 43 %, soit 205 voix.
Plusieurs questions demeurent désormais :
- Le jour d’une élection, la place d’un candidat est-elle devant un bureau de vote pendant plusieurs heures ?
- Le fait de désigner ou de tendre un bulletin de vote à un électeur peut-il orienter son vote ? Les gens ont-ils vraiment si peu de convictions ?
- La présence du groupe de jeunes a-t-elle pu intimider ou décourager certains d’aller voter ?
- Dans quelle mesure le scrutin devient-il insincère dès lors que l’on va chercher des gens pour voter ?
- IZARD était-il informé de tout cela, et a-t-il consciemment fraudé, parce que c’est bien de la fraude ?
Je trouve que La République en marche est tombée bien bas si elle est obligée de s’abaisser à ce genre de pratiques clientélistes et communautaires pour trouver des voix…
Dans tous les cas, mon témoignage n’est pas isolé. Et je sais que certains ont des photos, voire des vidéos ou des enregistrements à ce que j’en aurais compris.
J’imagine qu’on en retrouvera d’ailleurs certains dans le recours de David FABRE qui n’a d’ailleurs pas fait 5 % sur ce bureau…

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