Je rappelle rapidement les faits.
Je suis intervenu pendant près de 10 ans à la prison de Fleury-Mérogis avec l’aumônerie catholique puis avec le Secours catholique.
En février 2017, je suis devenu écrivain public jusqu’à avril 2019, où une semaine après avoir contesté la décision du ministre de l’Intérieur de ne pas me laisser accéder aux informations du Renseignement me concernant, l’administration pénitentiaire « découvre » que je suis journaliste (diplômé depuis novembre 2015), et me fout dehors pour une incompatibilité qui n’est pas prévue dans le code de procédure pénale…
Je conteste la décision de l’administration pénitentiaire au Tribunal administratif, et le service Justice-Prison du Secours catholique me met dehors.
Et ce 1er octobre, je reçois quand même une invitation à participer à l’opération de confection et de distribution des colis de Noël, ce que j’ai fait pendant dix ans.
Donc je demande si c’est une blague.
On me répond que c’est un envoi automatique, mais qu’on se renseigne.
Et enfin, on me dit que c’est préférable que je ne participe pas.
Je trouve cela terriblement maladroit.
J’ai aimé ce que j’ai pu faire à Fleury, et je l’ai fait sincèrement.
Je trouve que la décision de l’administration pénitentiaire est injuste.
Je trouve que le Secours catholique n’est pas sympa, de ne pas essayer de se mettre à ma place et de comprendre la mélancolie que je peux ressentir, mais juste de chercher à sauver leurs petits intérêts privés…
Pour en savoir plus sur mes déboires : ici et ici.



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