Certainement la raison pour laquelle il n’y aura pas de troisième saison…
En cause, une certaine lassitude des modules, des primes, des pots et des tampons à répétition.
Par rapport à la première saison, une écriture qui s’essouffle, des dialogues un peu moins ficelés et des scenarii qui s’appauvrissent et qui deviennent trop invraisemblables. On retient surtout le « Je vais vous tamponner, Marie-Jo. » Mais cela reste globalement moins drôle…
Les évolutions des personnages sont trop brusques et beaucoup d’évènements pas ou mal traités, notamment la guerre d’Algérie, ou la création du SAC (Service d’action civique). La question du féminisme, si elle se pose à point, intervient cinq à dix ans trop tôt !
« Au service de la France », diffusée sur Arte en 2015 et 2018, est une parodie des films d’espionnage français, qui se passe au début des années 1960, dans une ambiance très Mad Men, pleine de machisme, d’homophobie et de racisme.
Entre cette scène où le colonel (Wilfried BENAICHE) menace de faire dégrader Moïse (Christophe KOUROUTCHKINE) de la fonction publique parce qu’il est homosexuel, et celle où Irène tente de dissuader Sophie d’épouser Yamine qui est Algérien, parce que c’est un indigène, et qu’il n’est pas « normal », on retrouve un politiquement incorrect, qui n’est rafraichissant que parce qu’il est tabou aujourd’hui, caractéristique d’une époque moins ouverte et moins tolérante.
On regrette surtout que la série ne se focalise plus autour de MERLAUX (Hugo BECKER), dont on a suivi la formation au cours de la première saison. Il est surtout devenu trop mûr et trop cynique.
On peine longtemps à suivre sa conversion insincère au communisme, mais on se plaît à rire du fonctionnement des services secrets soviétiques (les petits papiers, le détecteur de vérité, le bureau des fournitures et le bureau de restitution des fournitures…), avec un regret que les services secrets américains ne soient pas plus caricaturés. Ou les autres services secrets dans le monde.
Inversement, la mise en avant de Marie-Jo (Marie-Julie BAUP), qui passe de secrétaire toute timide, à agent de terrain super qualifié, est trop rapide. On ne comprend pas non plus la disparition soudaine de CLAYBORNE, magnifique Joséphine DE LA BAUME. Également, pourquoi Sophie (Mathilde WARNIER) plaque André aussi vite ? Et pourquoi Irène quitte son mari aussi rapidement, ni d’ailleurs comment elle vit après, avec quels moyens…
Les autres agents apparaissent enfin véritablement comme des pieds nickelés (Karim BARRASn Bruno PAVIO et Jean-Edouard BODZIAK), et ils perdent leur attrait de charmants gaffeurs. Heureusement qu’il y a SCHMID (Antoine GOUY) pour remonter un peu le niveau comique. Enfin, que va-t-il arriver de nos taupes – enfin de nos belettes – soviétiques ?
Ils n’en restent pas moins tous de belles découvertes d’acteurs, qu’on voit trop peu par ailleurs.
Malgré cela, même le générique de la deuxième saison est moins bien, que celui de la première saison (vidéo de 43 secondes) !
En tout cas, pour notre part, on tamponne pour valider cette série, parce qu’on a quand même passé un très bon moment devant !
À retrouver sur Netflix.


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