Deux Saviniens me demandent ce que j’ai pensé de cette conférence qui s’est tenue le 13 mai 2019, parce qu’eux l’ont trouvé moins intéressante que ce que propose Jean TULARD d’habitude. J’ai surtout senti qu’ils étaient déçus que TULARD n’ait parlé que pendant 70 minutes, alors qu’ils en voulaient pour au moins 90, même s’ils n’avaient rien payés.
L’honnêteté me pousse à dire que moi aussi, j’ai été relativement déçu parce que je n’ai pas appris grand chose. En effet, TULARD n’a pas beaucoup creusé les personnages, et il ne cessait de nous rappeler qu’il avait écrit un livre sur le sujet avec sa femme (et jusqu’à trois fois dans la même phrase), pour nous inciter à l’acheter, si nous voulions en savoir plus.
Le propos le plus original portait néanmoins sur le détail des idées politiques de ces femmes de la Révolution. Mais avec une actualisation pour le moins douteuse qui consistait à dire que les libérales étaient des MACRON avant l’heure, tandis qu’il nous rappelait qui était ROBESPIERRE pour bien nous décourager de voter MÉLENCHON…
Néanmoins, ce qui m’a le plus choqué est la misogynie de TULARD. Déjà parce que son propos donnait l’impression que les femmes étaient rentrées dans l’Histoire avec la Révolution, et qu’elles en étaient sortis sous le Directoire. Mais surtout, parce qu’il est arrivé avec une présentation de cinq tableaux, et qu’il nous expliquait, avec insistance, que lorsqu’il ne mettait pas une des femmes, c’est parce qu’elle était moche… Et il y a eu d’autres petites remarques…
Il aurait aussi pu nous présenter sa femme, contre qui j’aurais certainement eu le grief qu’elle n’est pas historienne de formation, ce qui n’empêche pas qu’elle peut faire de l’Histoire. Mais c’était simplement la femme de TULARD, et nous n’avons rien su d’elle, d’autre que son prénom…
Pour le reste, rien à redire, mais je n’avais de fait pas de questions, sinon peut-être que j’ai hésité à demander d’établir des parallèles sur la place des femmes dans d’autres révolutions. TULARD reste un grand conteur, qui sait captiver un public et tenir son auditoire sans interruption pour un cours magistral de 55 minutes.
La seule chose gênante, à mon sens, était en fait qu’il soit trop en promo, et pas assez dans le partage et la transmission, réservant l’intéressant à ceux qui auraient 20 euros pour son livre…


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