« L’Europe, tu l’aimes ou tu la kiffes ! »
Je ne m’attarde pas sur le jeu de mots « tu l’aimes ou tu la quittes », prêté à SARKOZY, qui l’aurait piqué à DE VILLIERS, qui l’aurait piqué aux États-Uniens pendant la guerre du Vietnam, qui eux-mêmes l’aurait piqué à une chanson de 1928.
Non, je voudrais juste remarquer que cela ne laisse pas beaucoup de choix possibles.
Nous sommes donc forcés d’aimer l’Europe.
Y compris les Britanniques ; et je ne comprends pas ce que leur drapeau vient faire là-dedans, parce qu’on n’est pas dans une campagne pro ou contra Brexit…
Et donc 51,9 % des Britanniques ne pouvaient pas quitter l’Union européenne.
Et donc un Français ne peut pas ne pas aimer l’Europe.
Sous peine, sous entendu, d’être un nazi (HITLER avait pourtant un projet européen très clair), et de vouloir la troisième guerre mondiale, l’appauvrissement des citoyens, et la fin de la puissance des pays européens, reléguée pire qu’en Afrique, je vous assure.
Alors, bah si, je n’aime pas l’Europe, sous la forme de l’Union européenne, et je ne la kiffe pas, et je vous emmerde les jeunes Macronistes, qui veulent me dicter ce que je dois penser.
Quand les jeunes arrêteront de mythifier l’Union européenne, au motif, leur seul argument concret, qu’elle permet la liberté de circulation pour Erasmus…
Les mêmes bobos-écolos qui te parlent transition écologique et impact carbone, mais qui vivent sur plusieurs pays qu’ils relient en avion.
Et quelle arnaque, parce que dans un monde globalisé, que tu sois dans une communauté étudiante à Paris, Berlin ou Barcelone, tu parleras anglais, et tu feras les mêmes études pour avoir les mêmes diplômes et les mêmes métiers.
De plus, si les étudiants étrangers veulent venir en France, t’as pas grand monde qui veut aller ne serait-ce qu’en Belgique ; mais alors dans les pays de l’Est, c’est mort… Donc Erasmus ne se fait qu’à sens unique…
De toute façon, cette campagne ne se fait pas pour un projet européen, qui est relativement illisible. On comprend bien l’ultra-libéralisme débridé, et de signer des traités de libre-échange avec toutes les parties du monde, mais à part cela…
Non, elle se fait contre les populismes, nouveau nom des extrêmes-droites (parce que les extrêmes-gauches, on s’en fout).
Et c’est quand même génial pour ces jeunes de défendre Nathalie LOISEAU, qui en quatrième année à Sciences-Po ne savait pas qu’elle candidatait sur une liste étudiante du GUD, puis qui cinq ans après et alors qu’elle se dit gaulliste, candidatait sur une liste européenne fédéraliste, ce que DE GAULLE ne voulait surtout pas pour l’Europe…
Là aussi, leur projet européen, dont leur site internet ne dit pas grand chose d’autre que des banalités, interroge : c’est aimer l’Europe, ou l’aimer. Ça en dit long…
Bref, ça n’était pas vraiment la peine qu’ils me recouvrent, juste pour cela…



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