Après le collectif citoyen « Sauvons l’enfance de Savigny » en 2015, voici le collectif de mobilisation contre la loi de l’école de la Confiance cofondé ce jeudi 04 avril 2019 par des parents et des enseignants qui dénoncent les aspects négatifs de la loi BLANQUER.
Ce samedi 07 avril 2019, ils manifestaient devant le lycée Corot :
Ce dimanche 08 avril 2019, ils étaient présents à la brocante de Savigny.
Ils ont interpellé le député :
Ils ont interpellé le maire et ses adjoints :
Enfin, ils ont essayé d’alerter la population qui est très peu informée de la loi et de son contenu :
Face à une telle mobilisation, notre rédaction s’est rendu sur place afin de les rencontrer et de comprendre leurs revendications.
Si cette loi visait à faire retrouver confiance dans l’école, elle semble plutôt s’attirer la méfiance de tous les acteurs.
D’abord parce qu’elle ne répond pas aux problèmes concrets actuels : ce n’est pas d’installer dans chaque classe, un drapeau français, et les paroles de la Marseillaise, qui va résoudre le problème de la surcharge des classes et du manque des profs.
De plus, c’est bien beau de renforcer le principe d’inclusion des élèves (que les enfants et jeunes handicapés suivent les mêmes cours au milieu de ceux qui ne sont pas porteurs de handicaps), mais cela ne peut pas se faire sans moyens supplémentaires ; d’autant plus lorsqu’on sait qu’il n’y a actuellement qu’un seul AVS ou AESH pour 4 élèves ! Ceci sans compter les attaques contre les IME (instituts médico-éducatifs).
Un point qui ne passe pas non plus chez les enseignants est le devoir d’exemplarité renforcé, alors qu’il existe déjà un devoir de réserve, et que ce premier ajout conditionnerait le respect des élèves pour leurs enseignants. Une drôle de manière de raisonner…
Au niveau des écoles maternelles, on craint l’exception créée par l’instruction obligatoire à 3 ans. Non sans une détestation prégnante de l’école libre, le problème vient surtout du fait que les jardins d’enfants, vont pendant deux ans, être considérés comme pouvant assurer cette instruction, avec la limite que cela créé au final des écoles maternelles privées bis.
Au niveau des écoles élémentaires, on redoute surtout la disparition du directeur d’école pour son rôle d’interface et de proximité entre les parents et les élèves.
On déplore également la légalisation des établissements des savoirs fondamentaux qui vont conduire à des regroupements d’écoles, et accentuer la fracture territoriale, mélangeant au passage les compétences territoriales entre des écoles relevant des communes et des collèges relevant des départements.
Au niveau des collèges, on redoute le remplacement des profs absents par des surveillants, et des étudiants non formés à partir d’un niveau BAC +2. Outre cette hypocrisie qu’il s’agirait là d’affirmer la vocation des futurs enseignants qui ne voudraient pas attendre BAC +5 pour se frotter à la réalité, il y a surtout que tous les étudiants, issus d’un établissement proposant une formation permettant d’aboutir à un métier de l’éducation, pourront faire cela, sans que ceux-ci suivent en fait une formation pour devenir profs.
Au niveau des lycées, on dénonce toujours ParcourSup, et c’est pourquoi plus de soixante profs de Corot ont décidé d’accorder un 19/20 de moyenne aux élèves de Terminale, puisque ce sont les moyennes des premiers et deuxièmes trimestres qui sont regardées pour les orientations.
En relevant au passage que l’orientation des jeunes est de moins en moins accompagnée par l’État qui lâche progressivement les CIO (Centre d’information et d’orientation).
Les mobilisés réclament un renforcement de la dotation horaire globale. Ils rejettent la spécialisation dès la seconde au détriment de l’exception française d’une instruction large et humaniste. Ils s’insurgent de la fracture territoriale pour les élèves désireux de suivre une certaine spécialité, lesquels devront alors aller suivre leurs cours loin de chez eux.
En effet, sur onze spécialités, et alors que chaque établissement devrait en proposer au minimum sept, MONGE et ADER (Athis) en proposeront six, tandis que COROT en aura neuf, sans que ces trois établissements n’arrivent à rassembler les onze dans un périmètre géographique restreint.
Tous rejettent la réforme d’un bac organisé localement, qui favorisera mécaniquement les grands lycées parisiens au détriment des lycées de banlieue, avec l’injustice que les plus défavorisés bénéficieront d’aides et de quotas pour accéder aux grandes écoles, et pas ceux qui se retrouvent au milieu du tableau.
Enfin, les membres de ce collectif s’engagent contre la réfoerme du bac professionnel qui retire un trimestre de cours aux étudiants sans améliorer leur formation.
Pour les contacter : collectifsavigny91@gmail.com.





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