Le Grand débat national s’est achevé ce vendredi 15 mars 2019, après trois mois de dégazage vapeur de la cocote minute France : faisons retomber la pression populaire en donnant l’impression que l’État s’intéresse aux citoyens.
Le grand plan de communication présidentiel peut maintenant entamer sa deuxième étape : l’analyse des contributions (de deux millions de Français sur un pays qui en compte soixante-sept millions ; donc c’est un échec), laquelle doit durer un mois.
Puis ce sera la troisième étape avec des annonces immédiates qui, comme par hasard, vont arriver juste avant les élections européennes !
Enfin, la dernière étape consistera à gagner du temps jusqu’aux vacances d’été en saupoudrant par-ci par-là des mesures à longues échéances dont on ne verra jamais l’issue.
Personnellement, je n’ai pas besoin de l’autorisation de Monsieur MACRON pour donner mon avis sur les politiques publiques et le fonctionnement de l’État.
Monsieur MACRON dont j’aimerais toujours savoir où sont passés les 3 millions qu’il s’est fait pour avoir contribué à licencier plusieurs centaines de personnes, et qui a tout claqué en trois ans pour n’avoir plus que 30 000 € de patrimoine au moment de sa déclaration de candidature à la présidentielle !
Moi, j’ai exprimé ma vision dans mon programme aux élections législatives. Il n’a recueilli que 1,14 % parce que seulement 1,14 % des gens pensent comme moi. Je ne vois pas en quoi le Grand débat fera changer les positions.
Donc je n’ai pas participé à remplir les cahiers de doléances, dont je me méfie de toute façon du traitement qui va être accompli par les différents algorithmes et les sociétés missionnées. Et je ne tiens pas à ce qu’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit.
Rien que quand tu penses que les politiques se servent des Gilets jaunes pour affirmer qu’il faut revenir sur le cumul des mandats pour avoir des élus plus proches des gens !
Par contre, j’ai participé aux réunions publiques organisées dans ma commune.
Par opportunisme, parce que cela me permettrait de me montrer, et puis de piquer les idées intéressantes des autres pour les ajouter à mon programme municipal de 2020. En quelque sorte, j’ai pris la température.
Mais quand même pas au point de Jean ESTIVILL qui prenait les numéros de téléphone et les adresses mails des profils qui lui semblaient compatibles avec la liste qu’il prépare en 2020.
J’ai entendu les habitants de Grand-Vaux qui ne se sentent plus considérés comme des citoyens.
J’ai ressenti cette obsession de l’argent et du fameux pouvoir d’acheter. Cette volonté de toujours plus d’ultra-libéralisme, perçu comme la seule solution, alors qu’il est la source de nombre de problèmes.
J’ai vu cette partie de la population, méprisante de l’autre, qui propose trop souvent des solutions pour les autres et rarement pour elle. N’allons pas combattre la corruption trop fort au cas où on découvrirait que je fraude… Puis, regardez-vous les mecs !
On prête à CHAMFORT cette maxime : « Tout homme qui, à quarante ans, n’est pas misanthrope, n’a jamais aimé les Hommes ».
À 27 ans, l’estime que j’ai pour les Saviniens n’est pas franchement remontée au moyen de ces débats. À ville-dortoir, population égoïste. Qui plus est manichéenne, persuadée que son mode de vie est le bon, et prête à tout pour le conserver en l’état…
Les mêmes qui vont crier au vivre-ensemble au lendemain des attentats ; mais regarde toi, tu ne vis déjà pas avec les autres. Tu ne vis qu’avec des gens comme toi qui pensent comme toi !
En conclusion, j’ai été là pour faire acte de présence, mais je ne me fais aucune illusion sur la suite. Je pense davantage que MACRON s’en mordra les doigts s’il ne propose pas de solutions concrètes. Déjà qu’il pousse le foutage de gueule très loin à se vanter d’être responsable des premières inflexions que les gilets jaunes lui ont imposés en décembre… (Cf la dernière campagne d’affichage d’En marche !)

Laisser un commentaire