Un groupe de chrétiens essonniens a commencé à se réunir pour une réflexion autour du livre « Urgences pastorales » de Christoph THEOBALD.
La première réunion, liée à l’étude du premier chapitre du livre, est consacrée au constat.
Voici des réflexions qui me sont venues en lisant le livre.
Je pense que les Hommes sont des êtres spirituels toujours en recherche.
Et que le christianisme peut apporter des réponses à leurs interrogations.
Et je pense que les réponses du christianisme sont les meilleures parce qu’il propose une société solidaire et fraternelle, tout en respectant la liberté de chacun.
Ma conviction est que la joie que je trouve personnellement dans le christianisme, puisse être partagée aux autres, pour les rendre heureux à leur tour, mais aussi que notre monde soit meilleur et plus juste.
Donc pour moi, être missionnaire, c’est s’engager pour un monde meilleur et plus juste.
La mission des chrétiens passe notamment par un engagement social fort, et un combat pour réduire les inégalités économiques.
Aller là où la société et l’État ne vont pas, ou ne veulent plus aller.
Ils ont aussi un rôle de garde-fou par la défense de valeurs communes et d’une éthique.
La déchristianisation actuelle (la sécularisation et la laïcisation) n’est que le stade le plus avancé de la crise de la conscience européenne.
Je crains qu’elle ne se poursuive encore, jusqu’à se retrouver avec une organisation similaire à celle de l’Église primitive.
Elle est le fait d’une Histoire dans laquelle la politique et la religion étaient imbriqués, et la conquête des libertés ne pouvait se faire que contre la religion.
Je pense que nous chrétiens sommes responsables de cette déchristianisation, aussi malgré nous, parce que nous ne sommes malgré tout pas parfaits.
Je suis assez partagé sur le fait que la religion doive s’adapter à la société. Pas n’importe comment, et pas à n’importe quel prix. L’Église ne sera de toute façon jamais assez sexy, parce qu’elle a 2000 ans d’Histoire derrière elle.
On ne peut pas uniquement parler d’écologie parce que c’est tendance, et refuser de parler de la famille parce que c’est fachô.
Mais il faut trouver la communication adaptée pour valoriser ce qui nous rassemble, et comprendre ce qui nous sépare.
Et puis faire la distinction entre Dieu et la religion ; entre l’Évangile qui est notre source, et le catéchisme de l’Église qui n’est qu’un moyen d’organisation de l’Église.
Le christianisme est perçu comme vieilli, moralisateur, trop coupé de la société…
Mais il a aussi eu tendance à reculer face à la diversification de la société, jusqu’à accepter sa propre excluturation.
Les religions sont perçues comme facteur de divisions et de guerre.
La société civile refuse de voir tout ce que font les religions ; elle a peur d’y perdre sa liberté à son contact.
Une partie des aspirations de l’Église, du clergé, des chrétiens de tradition et des chrétiens de conviction sont conciliables : celles autour de l’Évangile.
L’important restant de ne pas empêcher les uns et les autres de vivre leur foi.
Mais nous allons inévitablement au clash, en tant que les vieux modèles persistent, de par notre responsabilité, les premiers.
Le monde est néanmoins rempli d’opportunités pour les chrétiens.

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