Comment faire simple quand on peut faire compliqué ?
Tout citoyen a le droit de savoir ce que les services de renseignements possèdent sur lui.
Sauf que jusque-là, on saisissait directement la Commission nationale Informatique et libertés (CNIL) qui saisissait elle-même le ministère de l’Intérieur. Alors que maintenant, il faut d’abord saisir le ministère de l’Intérieur, qui s’il a quelque chose, ne peut y permettre l’accès que par l’intermédiaire de la CNIL… En gros, c’est plus de démarches pour le citoyen intéressé, et moins de travail pour les administrations, quoique…
J’ai voulu personnellement savoir si j’étais fiché et ce qu’ils avaient sur moi, et j’ai saisi la CNIL au 1er semestre 2017, il y a bientôt dix-huit mois, pour exercer mon droit d’accès indirect (DAI) aux fichiers des services du renseignement territorial.
C’est à dire que la CNIL demandait au ministère de l’Intérieur si elle avait des choses sur moi ; et soit elle m’en informait directement s’il n’y avait rien, soit elle me permettait d’accéder à une synthèse des informations contenues sur moi, que je ne pourrais au mieux que recopier (je n’ai pas le droit de la photographier, la photocopier ou en demander une exemplaire dématérialisé).
Mais comme la Loi a changé au 1er août 2018, tout le processus initié il y a dix huit mois repart au début.
Et ce qui est un peu dingue, est que la CNIL, à qui j’ai fourni copie d’une pièce d’identité pour effectuer cette demande, m’en redemande une au cas où le ministère de l’Intérieur me répondrait négativement, ou ne me répondrait pas.
Avec tout ce temps qui passe, j’aime bien fantasmer sur ce qu’il pourrait y avoir dans ce fameux fichier ; et à mon avis, pas grand chose. Mais je voudrais quand même voir s’ils ont noté que j’interviens régulièrement à la prison de Fleury, ou que j’ai des propos parfois tendancieux ou politiquement-médiatiquement incorrect sur mon blog, ou peut-être même d’autres choses…



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