Les récents propos du pape sur l’homosexualité et la psychiatrie (et je pense malheureusement qu’il voulait bien exprimer une position assimilant l’homosexualité à une maladie mentale) sont l’occasion pour beaucoup de redécouvrir l’homophobie des religions et des états dans l’Histoire. Sans qu’il ne soit ici question de la justifier ou de la relativiser, elle me semble pourtant très logiquement s’expliquer par le besoin de natalité…
Pourquoi les états et les religions ont-ils toujours condamné l’homosexualité à grande échelle ? Simplement parce que, pendant ce temps, les personnes homosexuelles ne font pas d’enfants. Et sans enfants, pas de survivants pour combler les pics de mortalité, pas de nouveaux disciples, pas de nouveaux soldats, pas de nouveaux contribuables, et pas de nouveaux colons pour aller occuper plus de terres. Il s’agit donc bien en quelque sorte d’une politique nataliste…
Et c’est aussi pour cela que le sexe, en général, a toujours été proscrit ; et que tout que ce qui ne permet pas la reproduction (masturbation, sodomie, fellation…) a toujours été qualifié de déviance. Car pendant que l’homme déverse sa semence ailleurs, il ne participe pas à l’effort collectif de procréation. Et peut-être aussi parce que plus il baise et plus il est fatigué et moins il fait de choses, et encore que moins son sperme est riche en spermatozoïdes ?
Sauf que nous comprenons et que nous comprendrons de moins en moins cette explication en tant que nous avons atteint un seuil de population suffisant pour assurer la pérennité (relative) de l’espèce (en attendant les ravages de l’obésité et du glyphosate), que nous avons perdu nos velléités belliqueuses d’extension territoriale par l’humain (on obtient les mêmes résultats par l’économie) et surtout qu’aujourd’hui, les personnes homosexuelles peuvent avoir des enfants avec les dons de gamètes et la gestation pour autrui…
Dès lors, quelle part de crainte de contagion reste dans cette homophobie ? Cette peur que tous les hommes préfèrent coucher entre eux plutôt que de travailler, et qu’il n’y ait plus ni enfants ni production ? Beaucoup d’homosexuels à une époque antique où l’on parlait d’actifs et de passifs n’en étaient pas moins bisexuels, et je ne parle pas du saphisme. Demeure que dans une guerre totale, ou dans une politique globale, la participation de tous est requise.

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