Avez-vous remarqué qu’il y avait un grand absent lors de la réunion bilan de nos conseillers départementaux, le 31 mai 2018 ? Richard TRINQUIER, maire de Wissous, et suppléant d’Éric MEHLHORN. Et pour cause, l’édile wissoussien se fait relativement discret depuis sa mésaventure du 08 avril 2018, au cours de laquelle il avait tenté, plus ou moins éméché, de s’opposer à l’installation de gens du voyage à l’aide d’un katana…
Sorti de garde à vue, le maire de Wissous a fait distribuer un courrier à ses habitants, vers le 20 avril 2018, pour leur livrer « ses » vérités ; les faits ayant été déformés par la vilaine presse macroniste, soumise aux ordres du pouvoir. (On rappellera que Richard TRINQUIER avait appelé à voter Marine LE PEN au deuxième tour de l’élection présidentielle après avoir parrainé Nicolas DUPONT-AIGNAN ; tout en soutenant François FILLON pour le premier tour puis l’UDI aux législatives…)
Lesquelles vérités ne me convainquent pas vraiment, même si TRINQUIER n’a pas non plus tort dans certains éléments factuels qu’il dénonce (en l’occurrence, qui n’avaient jamais été mis en cause), que la Préfecture et la Police sont complètement larguée et impuissantes dans ces situations, et enfin que Wissous accueille deux aires pour gens du voyage, dont on ne veut pas ailleurs en Essonne, ce qui arrange bien certaines villes voisines ou proches comme Savigny.
TRINQUIER commence par rappeler qu’alors que Wissous possède deux aires d’accueil pour les gens du voyage, ceux-ci ont décidé de s’installer ailleurs, sur le parking d’une crèche. Qu’il y a déjà eu une première installation illégale à l’issue de laquelle il aurait été menacé de mort, et que c’est donc pour se prémunir de nouvelles menaces, voire d’une agression, qu’il a emporté son sabre dont il dit savoir se servir. Pourtant, dans la vidéo, il dit qu’il « n’a pas qu’une (arme) ».
Cette vidéo, qui reste malgré tout partielle et subjective, ne montre cependant ni agression spectaculaire, ni même TRINQUIER sortir son katana ; même si on pense le deviner au bout d’une minute. Pareillement, on ne voit pas le policier municipal sortir son arme pour défendre son maire. On s’étonne alors que TRINQUIER présente dans son courrier une arme saisie par la Police, cran de sécurité relevé, sans faire référence à sa propre arme de poing 9 mm…
L’autre vérité qui ne tient pas concerne les 0,29 mg d’alcool par litre d’air expiré. Il faudrait d’abord voir combien de temps après les faits a été réalisé ce contrôle, qui ne tient donc pas compte de l’alcool déjà éliminé. Et de rappeler qu’à 0,29 mg/LAE, TRINQUIER était passible au volant d’une contravention de 4e classe (une amende, une suspension de permis jusqu’à 3 ans et 6 points en moins). Je ne comprends donc pas cette mention qui l’enfonce encore plus…
Car il doit être vachement fort son petit vin dominical pour pouvoir, avec deux verres à midi, lui coller encore 0,6 g d’alcool par litre de sang dans l’après-midi… On n’est plus sur du vin, mais des spiritueux ! Et de vous à moi, je pense qu’on n’en aurait pas voulu à TRINQUIER de dire qu’il avait pris plus que deux verres, parce que c’est dimanche, et qu’on fait tous moins attention ce jour là, surtout s’il y a plusieurs vins, encore plus quant il y a la famille…
L’ébriété est une notion subjective. Chacun tient plus ou moins bien l’alcool ; question de génétique et d’habitude. Ce n’est pas parce que TRINQUIER dit qu’il ne sentait pas ivre, qu’il ne l’était pas. Mais au-delà de ça, je trouve d’autant plus inquiétant que le maire de Wissous, se disant maître de ses moyens, aille menacer des gens avec un sabre ! Certes, TRINQUIER possède le surnom de « shérif », sauf qu’on n’est plus dans la terre sans-loi du Far-West de 1840 !
Notons enfin que le service communication du parti Debout la France est venu à la rescousse de Richard TRINQUIER pour appuyer sa version des faits, et surtout dire que les gens du voyage sont de vilains voleurs, ce qui justifierait qu’on puisse les menacer avec un sabre… Si j’étais complotiste, je trouverais même étrange la coïncidence entre l’altercation avec le jeune homme, et la présence de la caméra ; TRINQUER semblant même porter un micro-cravate…



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