© Tous droits réservés – Quand le futur maire de Savigny-sur-Orge faisait ses classes auprès de Serge DASSAULT, et ne trouvait rien à reprocher au personnage.
Je voudrais écrire quelques mots sur Serge DASSAULT, que j’avais rencontré à quelques reprises, même si cela n’avait jamais été plus loin qu’une poignée de main. Il y avait le DASSAULT politique, le DASSAULT patron de presse et le DASSAULT industriel. Et dans les trois configurations, et à chaque fois, la même soumission des gens qui étaient béats devant ce petit homme. Espéraient-ils donc obtenir quelques millions en retour ?
Je me rappelle tout d’abord de cette invitation à une formation de l’association Majoritaires demain que nous avait obtenue Jean-Marie CORBIN en 2013 dans la demeure de DASSAULT à Corbeil. Il fallait être là pour comprendre ce sentiment qui a pris le public lorsqu’il est apparu, et ça a été de longs applaudissements, et ils voulaient tous lui serrer la main, et se faire photographier avec lui, ou lui glisser un mot ; et puis ils en parlaient tous après avec émotion…
En 2015, j’ai eu l’occasion de revoir DASSAULT plusieurs fois, cette fois en tant que patron de presse du Figaro. Et de voir tous les journalistes se succéder en file pour aller le saluer respectueusement. Et Yves THRÉARD, pour ne citer que lui, d’user de formules méga-pompeuses et de parler de « son président », et de bien flagorner devant lui. Ce qui moi m’interrogeait sur l’indépendance journalistique, rompue voire sabordée par les journalistes eux-mêmes !
Toujours en 2015, c’était notamment au MEDEF, et il fallait voir tous les patrons, bien sûr tous moins riches que la 4e fortune française de vouloir l’approcher, et surtout s’asseoir à côté de lui et derrière lui pour apparaître sur la photo. Et je pense que DASSAULT aimait cette cour, et prenait un malin plaisir à jouer de cela. Et j’observais ce cinéma, et lui ne disant trop rien mais se contenant d’écouter et de recevoir les hommages rendus à un pair parmi les pairs.
Bref, je ne comprends pas cette fascination de la droite pour DASSAULT, qui chez moi n’est jamais allé très loin, et qui est à relativiser à côté de toute la haine qu’inspirait le personnage à gauche. (Pas seulement par jalousie pour son argent, qu’il a su faire fructifier, tout en préparant sa succession). Mais d’entendre depuis son décès tous ceux qui insistent bien sur le vrai nom de DASSAULT (BLOCH), de se rendre coupable d’un antisémitisme des plus dégueulasses !

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