Édit au 05/09/18 : De nouveaux plans qui m’ont été communiqués dans l’été font valoir un dévoiement de l’avenue Ouzilleau et un autre alignement du bâti. Un immeuble R+3 sera donc bien construit à la hauteur de l’église, mais à un mètre de la parcelle environ. On appréciera cependant la qualité des premiers documents mensongers présentés au public qui m’ont induits en erreur, et à partir desquels s’est faite TOUTE la concertation !
Tu m’étonnes que le maire de Savigny-sur-Orge dissimule les documents de la rénovation urbaine de Grand-Vaux. Parce que si par exemple, les catholiques s’intéressaient au temporel avec autant de force qu’ils consacrent au spirituel, ils s’apercevraient que l’actuel projet de rénovation urbaine de Grand-Vaux prévoit de leur piquer une partie de la parcelle de l’église Notre-Dame d’espérance pour bâtir un nouvel immeuble juste à côté…
Je commencerai par dénoncer la soumission intellectuelle des Saviniens qui parce qu’on leur dit que le Schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) impose d’augmenter la population du quartier, se laissent endormir sur le nombre de nouvelles constructions à prévoir à l’horizon 2030. Je vais même vous présenter les calculs, que le maire de Savigny ne manquera pas de réfuter. Le projet prévoit 400 logements supplémentaires, alors que 260 suffiraient !
Mais alors pourquoi ne construire que 260 nouveaux logements, et pas directement 400 ? Parce qu’en atteignant trop vite le nouveau seuil, et dans un contexte d’urbanisation galopante des quartiers proches des gares, plus on construit et plus on devra construire. Laissons-nous donc des marges, avant d’en être réduit à devoir blinder la densité de logements sur TOUT Savigny, pour réduire la part progressive de nouveaux logements à construire près de la gare !


Donc on doit augmenter d’ici 2030 la densité moyenne des espaces d’habitat de 15 %, soit la faire passer de 81,5 logements par hectare à 94 (93,725) logements par hectare (x 1,15).
Sachant que Grand-Vaux / Grand-Val s’étend sur 20 hectares, donc on est à 13 nouveaux logements par hectare (94 – 81) x 20 hectares = 260 nouveaux logements.
On doit encore augmenter d’ici 2030 la densité humaine de 15 %, donc augmenter la densité de population de 225 habitants par hectare à 259 (258,75) habitants par hectare (x 1,15).
Même calcul en prenant en compte les 20 hectares, il faut accueillir 259 – 225 soit 34 nouveaux habitants par hectare, soit 680 habitants supplémentaires sur les 20 hectares !
Je pense personnellement qu’il est possible de loger 680 personnes dans 260 logements, soit une moyenne de 2,61 habitants par logement.
Mais on peut blinder avec 140 autres logements pour diminuer la moyenne à 1,7 habitant par logement, ce qui ne me semble pas très pertinent.
Étant de toute façon entendu que les projets de rénovation urbaine échappent en plusieurs points aux obligations du SDRIF, si on sait les motiver.
De là, je pose une question : QUI a intérêt à blinder le quartier ? Et qu’on me fasse pas croire que 140 logements en plus = 140 nouvelles taxes d’habitation…
Revenons au sujet de cet article : je vous présente la parcelle AI 64
(c’est celle du milieu avec un pentagone sur lequel est dessiné une croix chrétienne)
Elle appartient à l’Association diocésaine d’Évry Corbeil – Essonnes (ADECE)
(C’est l’association qui gère les biens de l’Église en Essonne)
Et quand je regarde le plan du projet, arrêté au terme de la pseudo-concertation, donc normalement définitif, même si je suis le seul à penser qu’il va être retoqué par l’ANRU en tant qu’il ne respecte pas les normes de catégories de construction fixées à l’article 55 de la loi SRU, et que je calque les limites de la parcelle sur le projet, j’ai un petit problème…
(je précise que je mesure par parallélisme avec la limite de la parcelle de l’immeuble de l’allée Corot)
Parce qu’il y a juste un petit immeuble à cheval sur la parcelle de l’église !
Donc soit l’architecte est vraiment un gros nul qui sait pas dessiner, soit « ils » prévoient effectivement de baiser les chrétiens. Et on pourra toujours nous parler de déclaration d’utilité publique donc d’enquête publique, ce n’est pas elle qui fera revenir le maître d’œuvre sur le projet. Et je rappelle que le projet de financement est décidé en septembre 2018 !
J’ai écrit au prêtre responsable de secteur. Il n’est pas intéressé pour que l’information soit diffusée auprès des chrétiens. Il pense que l’ADECE réagira quand elle le saura. J’ai la faiblesse de penser, qu’on ne leur dira que trop tard, une fois mis devant le projet accompli… Moi, ça m’emmerde, et je n’ai pas envie de laisser cela se réaliser, surtout pour le rendu qu’on attend.





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