Je l’avais annoncé la semaine dernière, mais je n’en avais pas encore le texte qui est désormais connu. Il s’agit d’un vœu (lequel est donc purement symbolique) qui devrait être proposé au cours d’un conseil municipal extraordinaire qui devrait se tenir simultanément dans les villes essonniennes ce mercredi 11 avril 2018. Lequel est peu clair, et ne propose aucune alternative concrète ; juste pour dire que c’était mieux avant…
On y liste les reproches que l’on peut effectivement adresser au GOSB, sans proposer de solutions, et en faisant semblant de croire que les restrictions budgétaires auraient épargné la CALPE. Mais quelle hypocrisie de la part de ces élus des majorités municipales dites de droite, qui nous ont seriné en 2015 de faire partie du GOSB pour pouvoir rejoindre la Métropole du Grand-Paris par Orly (ce n’est pas comme si le schéma de coopération intercommunal n’était pas connu à l’avance !)
Après un rapide rappel de l’historique législatif, les rédacteurs du vœu, qui ont quand même mis vingt-cinq mois à arriver à cette conclusion, dénoncent les déséquilibres et les disparités qui existent entre les structures. Ils soulignent notamment la différence des modes de fonctionnement entre les anciennes intercommunalités. Et de ne surtout pas dire que c’est cette même droite qui freine l’intégration intercommunale pour nous mettre tous à égalité…
On peine à croire que le député RÉDA n’ait pas compris d’emblée que les EPT n’étaient que des structures nouvelles viables à l’endettement, avec un mode d’élection devant bloquer la montée du FN… Dans le même genre, il y a la critique de l’absence d’économies du fait des mutualisations (bloquées par RÉDA). Or, la loi CHEVÈNEMENT n’a été créé que pour réduire le nombre de petites communes. Pas pour générer des économies (sinon de versement de DGF par l’État).
Le GOSB, que RÉDA a voulu rejoindre pour profiter de la manne d’Orly, est flingué en règle : il est trop grand, trop hétérogène, il n’a pas d’argent. La coopérative des villes n’y fonctionne pas ; la faute à qui ? RÉDA qui ne l’ouvre pas en commission ou en conférence des maires, est systématiquement en désaccord pendant le Conseil, et s’abstient même pour ce sur quoi il est d’accord… Non sans avoir commencé par féliciter les services pour un travail qu’il va finalement mépriser.
Le vœu réclame la “prise en compte des spécificités inter-départementales”… Phrase dont je ne comprends ni le sens ni la réalité qu’elle veut désigner. Il demande le retour à des agglos choisies (en l’occurrence la CALPE), sauf que ce n’est plus possible à 110 000 habitants en Essonne ! Ils ont écrit CVAB au lieu de CAVB (Communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre) parce qu’ils ne savent pas ce que ça veut dire… C’est juste du populisme axé sur la proximité.
On notera enfin que le vœu engage les communes de Paray-Vieille-Poste et de Morangis, alors que je ne pense pas que les maires de celles-ci, respectivement Alain VÉDÈRE et Pascal NOURY, soient d’accord avec celui-ci… On déplorera enfin le lobbying pro-Département de l’Essonne, sans aucun rapport avec l’intercommunalité, qu’on ne comprend ici que parce que certains maires (Athis et Savigny), également élus départementaux, ne veulent pas perdre leur indemnité.
Le texte du vœu (cliquez dessus pour l’agrandir)



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