C’est une rumeur qui enfle depuis que le député Robin RÉDA a déposé une proposition de loi supprimant les établissements public territoriaux (EPT). Les maires essonniens LR/UDI attendraient ce mardi 03 avril 2018 que le Conseil territorial du GOSB approuve son budget 2018, lequel prévoit une hausse de 0,11 points du taux de CFE et une baisse de l’investissement de 2 millions €, pour officiellement demander à quitter l’EPT, et la MGP.
Cela se ferait par l’intermédiaire de motions approuvés par les différents conseils municipaux en avril et mai 2018, lesquels se prononceraient favorablement à la sortie de l’EPT GOSB et au retour d’une intercommunalité de proximité à taille dite humaine. Un départ impossible avant au mieux les prochaines élections municipales de 2020, à la condition que la loi soit modifiée, et qui obligerait de toute façon les communes de l’ancienne CALPE à rejoindre une autre agglo.
En effet, le schéma de coopération intercommunale ne prévoit pas qu’une agglomération, située si près de Paris, ne puisse être composée que de 130 000 habitants. De plus, et puisque l’objectif non avoué est de rejoindre une intercommunalité de droite dans laquelle RÉDA serait à la majorité, il conviendrait soit de trouver la Communauté du Val-d’Yerres Val-de-Seine, soit de rejoindre Cœur d’Essonne (qui basculerait alors à droite), soit de se greffer à Paris-Saclay.
Toute cette situation est bien paradoxale en tant que ce sont ces mêmes maires de droite qui sont allés se fourrer dans le Grand-Paris en prétendant que cela nous serait bénéfique. De la même manière, ils n’ont même pas cherché à couper en deux l’actuel EPT 12 pour en faire deux blocs de 300 000 habitants… Or, comme la droite n’aura jamais la majorité sur ces territoires communistes, RÉDA et compagnie prétextent d’une économie non viable pour s’enfuir…
Bref, de la communication de la part d’élus qui n’acceptent de « faire » de la politique que s’ils sont aux commandes. Laquelle n’aboutira pas mais fait parler d’elle (la preuve avec ce présent article). On ne pourra que déplorer le manque de lucidité de nos élus, qui n’ont pas prévu l’échec de ce fonctionnement (mon blog me soit témoin que je l’avais annoncé). Surtout qu’en plus, le rétablissement des finances publiques doit priver le GOSB de 13 millions € de recettes en 2019…

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