Savez-vous que la messe qui rassemble le plus de chrétiens n’est ni celle de Noël, ni même celle de Pâques ? Non, c’est la messe des Rameaux, au début de laquelle les chrétiens font bénir des branches d’arbres, par Tradition, mais aussi par superstition, puisque ces rameaux sont censés protéger les habitants des maisons dans lesquelles ils sont conservés. Mais qu’est-ce que les Rameaux nous disent du christianisme et de notre foi ?
Dans l’Évangile, les juifs ont accueilli Jésus venant fêter la Pâque à Jérusalem au moyen de rameaux de palmiers ; certains étant tapis sur le sol pour lui dessiner un chemin ; d’autres étant dans les mains des gens pour l’acclamer. Sauf que selon d’où vous venez en France, vous utiliserez du buis, de l’olivier, du laurier ou un autre arbre méditerranéen, non sans vous persuadez (pour beaucoup) qu’il s’agit du même arbre que celui qui a pu célébrer Jésus.
Alors il y a ceux qui ne viennent que pour les Rameaux, et au diable la messe. Il y a aussi ceux qui se tirent pendant la lecture de la Passion, parce que c’est quand même long. Il y a encore ceux qui sont déçus parce que l’eau bénite n’a pas touché leur rameau, et qui leur impose ensuite une trempette en règle. Drôle de christianisme que celui qui se résume à entendre le récit de la mort de Jésus ; alors que notre foi se consacre à la Résurrection du Christ…
De la même manière, les offices sont généralement plus suivis pendant le Carême, de chrétiens qui cherchent à faire un effort, et rappeler à Dieu qu’ils existent si toutefois Dieu existe. Là encore, drôle de religion basé sur l’effort, les privations et finalement la souffrance. Oui, le Carême a du bon, du fait qu’il permet cela, mais n’est-ce pas profondément hypocrite de ne consacrer que quarante jours à Dieu, sur une année qui en compte trois cent soixante-cinq ?
Comme pour le muguet du 1er mai, il y a beaucoup de Rroms ou de gitans qui occupent le marché. Lesquels me révoltent parfois lorsqu’ils affirment au gogo que leurs rameaux ont été bénis. Bien sûr qu’ils le sont, mais pas de la manière dont le client le voudrait, ce qui est un abus de la crédulité des gens. Mais après tout, qu’est-ce que cela change à nos vies ? Le rameau n’est qu’un symbole, et notre participation un acte de foi reconnaissant la présence de Dieu.
L’important, que les chrétiens ne perçoivent pas toujours, n’est pas ce bout de végétal qui va se dessécher derrière un crucifix jusqu’aux Cendres suivantes. Non, c’est notre rassemblement ! Et qu’au-delà de notre croyance dans le pouvoir des Rameaux, nous reconnaissions le Christ, donc la vie éternelle, par la foi et la confiance que nous plaçons en Dieu. Partant de là, notre salut n’est pas dans la branche quelle qu’elle soit, mais dans notre espérance de la Résurrection.


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