Je suis parti pendant quelques jours pour une retraite spirituelle à l’abbaye de la-Pierre-qui-Vire, dans le Morvan (Yonne ; Bourgogne). En plus de me permettre de faire une pause, cette session devait me permettre de progresser dans ma foi, en réfléchissant au thème de l’Esprit-saint et de la Trinité : « Quelles mots pour quelle réalité ? » ; en compagnie du frère Philippe JEANNIN, dominicain, et de quelques amis saviniens.
En premier lieu, je précise qu’il n’est pas possible de donner une définition de la Trinité, même si l’Église s’y est essayée et qu’elle s’ y est forcément cassée les dents, en tant que le langage humain est de toute façon insuffisant pour décrire Dieu, si celui-ci est vraiment Dieu.
Néanmoins, parce qu’un tel principe ne doit pas être un prétexte pour s’empêcher de réfléchir, et de mettre des mots sur notre relation à Dieu, voici le fruit de mes quatre jours de travail.
Jusque-là, je définissais la Trinité comme la relation d’amour entre les trois personnes de Dieu, tel un modèle qui apprend aux Hommes à aimer.
J’aurais sinon dit plus simplement que c’était Dieu qui prenait trois formes différentes pour multiplier les chances de nous rencontrer.
À l’issue de cette petite retraite, je préfère donc employer les mots suivants : la Trinité est la dynamique de l’Amour entre les trois modes d’être de Dieu. C’est le modèle de l’Amour vrai.
Voilà mes mots, à ce stade de mon parcours de foi, et en mars 2018.
Je rappelle enfin que Jésus n’a jamais employé le mot de Trinité dans l’Évangile.

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