C’est édité par l’association « Solidarité laïque » (et je me demande sincèrement ce que la laïcité vient faire dans l’histoire), la FCPE et le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et professeurs d’enseignement général de collège (fermez le ban !) Et quand l’édito commence en écriture inclusive, on voit qu’on va avoir à faire à du lourd, du très lourd ! 32 pages de lavage de cerveau pour faire aimer les migrants aux enfants.
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L’écriture inclusive est ici utilisée de manière idéologique pour créer une fausse égalité mathématique (LYSSENKO, nous voilà !) ; et surtout chasser de nos têtes l’idée que les migrants sont principalement de jeunes mâles. Expérience que l’on pourrait se faire en regardant les photos des bateaux venant d’Afrique, ou les reportages télé sur les camps de migrants et autres structures d’accueil. On ne sait donc pas combien il y a de femmes et de filles, mais on sait qu’il y en a. C’est un peu court…
Tout n’est cependant pas à jeter dans ce livret, car pour une fois, les différentes définitions sont plutôt correctes. Et que ça explique bien que le choix de migrer des parents ne rend pas responsables les enfants, et que tous doivent considérer qu’ils ont les mêmes droits. Mais c’est rapidement chiant parce que c’est politique, c’est bienpensant, c’est gauchisant, c’est de parti pris, et ça bourre les crânes des jeunes qui n’ont pas un grand regard critique.
Trois reproches à l’édito, qui préfigurent de la mentalité globale du livret
Première observation : toutes les migrations sont mises à égalité. C’est à dire que le mec qui s’exile pour fuir son pays en guerre et parce que sa famille a été exterminée, est considéré de la même manière que celui qui quitte son pays parce que l’herbe est plus verte ailleurs.
Deuxième observation : il ne faut pas avoir de regard critique sur la migration, l’accepter et fermer sa gueule. Pas de droit à la méfiance (pas de libertés pour les ennemis de la liberté). Les personnes immigrées ont trop souffert d’avoir risqué leur vie et d’arriver dans un pays qui possède une langue et une culture différentes (ce dont nous devons nous excuser).
Troisième observation : Tous les migrants sont gentils, et n’ont qu’un seul rêve : apprendre le français et continuer leurs études. Certains voudraient même retourner dans leur pays après, donc ils ne viennent pas pour nous envahir comme l’écrivent les vilains fachos néo-nazis.
Sur les exemples de manipulation des enfants dans le livret
I. La technique du hors-sujet
La réponse reste dans le thème de la question, ce qui donne l’impression qu’elle en dit quelque chose. Mais à bien la relire, on s’aperçoit qu’elle est complètement hors-sujet.
Elle est sinon noyée dans l’émotion, ou mélangée à des éléments de bon sens, avec lesquels tout le monde va être d’accord, dans le but de rendre vrai l’intégralité du propos.
Respecter la Loi n’empêche pas le phénomène d’invasion migratoire.
Soigner les enfants malades n’empêche pas que leurs parents puissent être venus pour profiter de ce système.
II. La caricature
Je soumets en question une idée tellement absurde qu’elle s’annule elle-même.
Et je profite de la réponse pour faire passer un autre message.
Forcément que si je parle de 100 % pour une population de plusieurs millions de personnes, on va bien me trouver une personne qui sort du lot !
Et parce que 100 % des migrants ne vont pas en Europe, alors l’Européen que je suis ne doit pas se plaindre !
III. La décrédibilisation de ceux qui ne pensent pas comme moi
Les gens qui pensent qu’il y a une invasion migratoire ou une crise des migrants sont des gens qui pensent que les migrants ne sont pas des êtres humains et n’ont pas de droit. L’opportunité des migrants n’est pas qu’ils partent de chez eux, mais que je ne puisse pas ou ne veuille pas les accueillir chez moi.
Et puis les migrants sont courageux du fait de ce qu’ils vivent, alors que moi qui n’ait pas migré, je suis un gros lâche !
IV. Le révisionnisme scientifique et historique
La page 6 nous raconte que nous sommes tous migrants et que la migration est naturelle. Je bats donc ma coulpe de m’être sédentarisé et de m’opposer au sens de l’Histoire. Il est de toute façon bien connu que les Gaulois se sont installés sur une terre vierge de toute vie humaine… Puis qu’ils se sont tous ensuite mélangés, de manière à éradiquer toute « souche ».
Et je réécris encore l’Histoire. On appréciera la précision des « nombreuses personnes ».
En toute subjectivité, je sélectionne uniquement les données qui m’intéressent pour servir mon propos.
V. Je me contredis, mais ce n’est pas grave parce que c’est la « double-vérité »
Le texte suivant est en contradiction avec la précédente carte, qui veut nous montrer que l’immigration se fait d’abord dans le pays voisin du sien, sur laquelle l’Afrique ne présente pas de pays accueillant des réfugiés (bien qu’elle mette la Somalie en pays de départ).
Le texte d’après, sur le refus des tests osseux, vient contredire la fameuse idée de volonté d’intégration des migrants. Ils ne veulent pas passer d’examens médicaux, ce qui nuit à leur intégrité physique…
Les témoignages, qui jouent sur l’émotion, nous montrent encore que la grand-mère de Fatoumata, qui n’a pourtant que le désir de s’intégrer, chante dans une langue qui n’est pas le français… (J’observe à ce propos le témoignage d’Abdoulaye n’est pas très laïc.)
VI. J’élude les questions difficiles en laissant croire que j’y réponds
Je vous dis que la traite des êtres humains est horrible, mais je laisse un autre vous expliquer où elle est pratiquée et par qui, parce que c’est politiquement incorrect.
Je parle des droits, mais rarement des devoirs. Je ne dis jamais qu’il faut financer l’accueil, ni qui le finance… Mais salaud d’État qui ne fait pas assez ; et la population, qui ne fait que se répandre en clichés haineux…
VII. J’en fais des tonnes sur l’affect et l’émotion (et identifies-toi au migrant)
La diversité est une richesse, mais je ne vous dis pas laquelle. Et tant pis si cela ne se vérifie pas.
J’insiste sur le fait que les migrants ont vécu des choses difficiles. Et alors ? Et après ?
À l’issue de cet article, on devrait naturellement se dire que je suis un vilain facho et me vouer aux gémonies. Tout ce que je demande est qu’il y ait des réflexions et des débats publics sur la question de l’accueil des immigrés. Et qu’on cesse de nous vendre de la moraline migrantophile. Nous pouvons aider les autres, mais ce n’est pas une obligation personnelle. Foutez donc la paix à ceux qui sont opposés à l’accueil de plus de migrants en France.
Apprenez plutôt aux enfants à se forger leur propre idée de l’immigration, sans qu’ils répètent naïvement ce qu’ils entendent autour d’eux, en leur donnant l’ensemble des éléments de réflexion pour la question, y compris des éléments négatifs. Et acceptez que certains puissent être en désaccord, et dire qu’il existe d’autres souffrances, sinon des personnes qui ont d’autres besoins dans le pays. Et vous les gauchistes, combien de migrants parrainez-vous ?
Je pense que les rédacteurs de ce livret sont des néo-colonialistes et des idiots utiles du libéralisme. En favorisant les migrations de masse, ils empêchent l’Afrique de contrôler sa démographie, donc de contrôler sa croissance, donc ils la maintiennent dans un état de dépendance, permettant qu’on se serve au passage. Et pour les pays en guerre, ils empêchent tout changement de l’intérieur en exfiltrant les élites, et ceux qui pouvaient s’opposer…

















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