C’est l’histoire d’un pari d’Éric MEHLHORN. Ça aurait pu fonctionner, et au delà de 700 000 euros, tout le monde aurait trouvé cela génial ! Mais vu que la Savinière n’a déjà pas trouvé preneur pour 408 000 €, il y a des risques qu’on s’éloigne encore de la somme de 450 000 € trop hâtivement incluse dans le budget supplémentaire 2017. Alors non seulement, MEHLHORN vend le patrimoine, mais en plus, il le brade en dessous du marché !
Dans l’escalier qui nous fait patienter pour accéder à la salle des ventes, l’hôtesse appelle les acheteurs potentiels à venir déposer leur chèque de consignation. Deux hommes passent devant moi ; « nos bourreaux » pense-je, ils seront finalement les seuls à se proposer d’enchérir. Dans la salle, nous sommes 6 saviniens, le maire-adjoint honoraire Bernard MÉRIGOT, le maire, les élus Anne-Marie GÉRARD (maj) et Bernard BLANCHAUD (opp), le DGS et votre serviteur.
Vers 14 h 05, le maire et le Directeur général des services (DGS) sont appelés par le personnel de la Chambre. La discussion va durer cinq minutes, et les deux hommes vont revenir tout sourire. À 14 h 19, c’est au tour d’un des deux hommes qui ont déposé le chèque de recevoir un appel qui s’éternise. Je le vois marcher de long en large. Il semble recevoir des consignes par rapport à la vente. Celle-ci démarre à 14 h 30, après un rappel de la Loi et des règles de vente.
Le notaire savinien est un vieux monsieur, relativement inaudible, qui se contente de lire la fiche de présentation, non sans préciser qu’il y a un problème au niveau des frais. Et c’est là que le bat va blesser car les frais vont rebuter les acheteurs… 408 000 € n’est que la mise à prix que doit toucher la Ville à l’issue de la vente. Mais en réalité, il s’agit d’un prix HT auquel il convient de rajouter différentes taxes, notamment la part du notaire, pour atteindre 517 000 € environ.
Le feu est allumé. Il n’y a pas d’offre. Le président de la vente annonce donc qu’il y aura un troisième feu. Premier feu. Rien. Je me mets à regarder MEHLHORN qui est impassible. J’espère que la vente ne va pas se faire, mais je me dis que c’est une ruse, et que la personne va attendre le dernier moment pour proposer 513 000 € (il y a une obligation de départ de l’enchère à 5000 € au dessus). Deuxième feu. Troisième feu. La vente est repoussée ultérieurement.
À la sortie, nous interpellons les deux acheteurs potentiels, de la SAS Stevalis. Ils sont quatre associés. Deux voulaient acheter à 513 000 €. Les deux autres non. Son dirigeant, Frédéric PERAUDEAU, (avec qui la presse internet n’est pas tendre relativement à ses précédentes sociétés), nous dit qu’il est très intéressé par le lieu, mais que c’est trop cher. Qu’il a un projet de logements locatifs, mais qu’il prévoit 2,5 millions € de travaux de réhabilitation. Qu’il la veut mais moins cher.
Il parle du lieu qu’il connaît pour être allé le visiter. Il dit avoir contacté la mairie de La-Tranche-sur-Mer pour voir la dynamique locale qu’il pourrait créer. Mais il admet espérer obtenir cette vente à 350 000 € et de gré à gré pour éviter de devoir filer en sus 15 000 € à la Chambre des notaires d’Île-de-France. Le Conseil municipal ayant cependant voté une aliénation par adjudication, est-ce seulement possible ? Et MEHLHORN va-t-il oser remettre en vente, et à quel prix ?
Je pense que MEHLHORN a joué sa réélection sur ce coup. Que la population ne lui pardonnera pas tant d’avoir vendu la Savinière, que de l’avoir vendu pour le prix d’un beau pavillon savinien. Qu’il a fait une connerie de passer par ce notaire qui demandait une part trop élevé, et surtout de vouloir une vente de ce type à Paris, sans s’être renseigné préalablement. Car un autre notaire nous disait hier que ce genre de biens dans la région ne partent plus (trop de travaux !)
Tout cela pour refuser de gérer la Savinière, déjà parce que ça fatiguait MEHLHORN, mais surtout parce qu’il n’en est pas capable. Parce qu’il n’a jamais vu le problème de louer la Savinière pour 59 euros par jour et par enfant à des communes extérieures, alors que le coût du séjour d’un usager de la Savinière était de 91 euros par jour ! Ô combien peut me dégoûter cette « droite » qui a voté pour le liquidateur MEHLHORN prétendument pour sa gestion familiale…



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