Chaque année, l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC) participe aux commémorations du 11 novembre 1918 à Savigny. Son président départemental, Jean ESTIVILL, y prononce un discours de sa composition au cimetière de la Martinière. Mais cette année, M. ESTIVILL a conclu son intervention en dénonçant des attaques dont il ferait l’objet, sur un blog, dans le cadre de sa représentation d’anciens combattants…
LETTRE OUVERTE À M. JEAN ESTIVILL, PRÉSIDENT DE L’ARAC DE L’ESSONNE
Savigny-sur-Orge, le 17 novembre 2017
Monsieur le Professeur ESTIVILL,
Voilà près d’une semaine que je cherche désespérément à vous joindre pour que nous puissions avoir une discussion tous les deux.
Je suis passé deux fois chez vous, mais vous n’y étiez pas, (même si ce n’est pas ce qu’un de vos voisins m’a dit). Je vous ai envoyé quatre courriels. Je vous ai appelé plusieurs fois, mais vous n’avez pas de répondeur téléphonique. Je vous ai envoyé un message privé sur Facebook. Je vous ai laissé des mots dans votre boîte aux lettres et sur votre voiture…
Sûrement êtes-vous trop préoccupé actuellement par vos conflits de voisinage relativement à l’état de votre jardin ?
Ou par votre critique de la révolution catalane depuis votre canapé, qui se limite à dire que RAJOY est un franquiste… Qu’attendez-vous d’ailleurs pour les rejoindre ?
Ou à tacler Mounia BENAILI parce qu’elle vous a refusé l’investiture du parti de gauche en 2014 ? Ce que vous n’avez toujours pas digéré trois ans après… Et de vous faire remarquer que vous parlez comme VALLS dans votre critique du voile ! Au moins, je suis d’accord avec vous sur les ratés de l’éducation populaire !
Mais revenons plutôt sur vos propos du 11 novembre 2017, réellement détestables en tant que vous instrumentez votre fonction de président de l’ARAC pour m’attaquer personnellement, sans possibilité de me défendre. D’autant plus ignoble que le maire de la commune vous laisse faire, s’il ne vous bénit pas de le faire. Vous lui rendez un grand service !
Car j’ai beau chercher sur internet, je ne trouve, qui parlent de vous, que soit vos amis politiques qui dressent les louanges de vos écrits, soit MM. MÉRIGOT et DAMERVAL qui dénonçaient votre double-jeu politique lors du précédent mandat. Soit mes propres écrits qui, effectivement, dénoncent votre attitude à la présidence de l’ARAC. Donc vous me visiez sans avoir en plus le courage de me nommer !
Je ne vais donc pas réécrire toutes les choses que je vous reproche en tant que personne, et que personnalité politique plus exactement : le prof qui aimait tellement les élèves qu’il se planquait au syndicat, le prof qui, quand il devait voir ses élèves, passait 1/3 de l’année à leur parler de la première guerre mondiale ; le lambertiste qui a fait de l’entrisme au PS, puis qui est allé chercher le soutien des communistes, avant d’être démasqué ; l’homme qui était obligé de mettre trois membres de sa famille sur sa liste municipale pour pouvoir la boucler quand la limite est de deux ; l’écrivain qui tient des propos anti-blancs pour se faire aimer des non-blancs (« Les blancs, il faut les manger crûs »), l’auteur qui écrit des récits prétendument autobiographiques d’un père déporté et mort en camp, quand lui-même n’est né qu’en 1947… L’idiot utile de MARSAUDON puis de SPICHER qui n’a jamais réussi à faire passer une de ses idées, mais qui avait le mérite de diviser la gauche… Est-ce qu’on continue ? J’en ai sûrement oublié. Et de vous faire remarquer que vous n’avez jamais répondu à ma question de pourquoi vous n’êtes pas retourné en Espagne en 1975 pour rétablir la République espagnole puisqu’elle était si géniale ?
Non, je vais plutôt expliciter les cinq éléments que je vous reproche en tant que président de l’ARAC, en commençant par vous rappeler les objectifs de cette association que vous dévoyez.
1. De prétendument défendre les anciens combattants sans en être
Né en 1947, et professeur de formation, quand avez-vous porté les armes, au-delà de votre service militaire ? Vous n’avez pas de légitimité à occuper la fonction que vous détenez.
2. D’instrumenter politiquement la cause des anciens combattants
Voyez ce que vous avez fait ce 11 novembre. Était-ce bien lors d’un tel discours qu’il vous fallait régler vos comptes avec moi ? Poursuivez-moi donc en Justice si je vous diffame.
3. De pratiquer le révisionnisme historique
Je voudrais vous rappeler qu’il y a eu 49 soldats français fusillés pour mutinerie, pour 554 condamnations à mort par des tribunaux militaires. Arrêtez de parler de milliers de fusillés !
4. De cracher en permanence sur la France et sur ceux qui se sont battus
Mes quatre arrière-grands-pères ont pris part d’une manière ou d’une autre à la première guerre mondiale. Et vous, combien de vos ancêtres ? Arrêtez de donner des leçons, d’autant plus irrecevables que vos communistes ont saboté les armements français et provoqué la mort de leurs frères d’armes au champ d’honneur !
5. De faire inviter gratuitement aux repas d’anciens combattants
Enfin, cela m’a été dénoncé par vos camarades qui voulaient que j’y consacre un article (ce que je n’ai pas fait). Quand vous faites médailler quelqu’un, ce n’est pas une raison pour faire prendre en charge sa participation au repas qui s’en suit… Et surtout d’essayer de faire que la participation de la famille du médaillé soit aussi prise en charge !
Restant à votre disposition pour développer ces différents points au cours d’une franche discussion, veuillez recevoir, Monsieur le Professeur, l’expression de ma profonde considération.
Olivier VAGNEUX







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