À chaque fois que la maire-adjointe aux Affaire culturelles de Savigny-sur-Orge est absente, elle est remplacée par la maire-adjointe aux Affaires scolaires. Et à chaque fois qu’Anne-Marie GÉRARD prend la parole pour présenter un conférencier, elle ne peut s’empêcher de préciser lorsque celui-ci habite Savigny, de dire que c’est un « pur Savinien ». Mais qu’est-ce que ça veut dire, et pourquoi ce besoin de l’affirmer ainsi ?
Rendez-vous donc compte, ma bonne dame, nous n’avons pas que des demeurés à Savigny (les mecs qui ne sont pas capables de comprendre le génie de la politique municipale et qui osent récriminer…) Sur 37 000 habitants, nous avons même des gens qui ont un métier et qui sont capables de venir donner une conférence en public ! Est-ce donc que Mme GÉRARD doute tant que cela des Saviniens qu’elle se sent obligée de signaler publiquement ceux qui réussissent ?
Je n’aime pas cette idée de pureté qui, dans mon vocabulaire, n’est pas sans rappeler les concepts de pureté de la race du IIIe Reich nazi (c’est malin ça, on va encore m’accuser par rapport à la consonance germanique du nom du maire de Savigny…). Surtout que donc qu’est-ce qu’elle en sait ? Est-ce qu’il y a eu des analyses scientifiques, sanguines ou génétiques, pour trouver les origines génotypiques des habitants historiques de Savigny-sur-Orge ?
De la même manière, je ne sais à quoi correspond cette idée de « pur Savinien ». Ne faudrait-il pas plutôt employer l’expression mehlhornienne de « Savinien de toujours » ; qui là encore se nuance à partir du moment où l’on a déjà mis les pieds hors de Savigny ? Surtout que concrètement et dans cette logique territoriale, il doit y avoir seulement encore une centaine de familles, qui habitent vers la Rue des Rossays et dont la famille est enterré au cimetière de la Martinière.
Je ne sais donc pas si Madame GÉRARD se rend compte qu’elle est ridicule, et qu’elle pourrait simplement parler d’un Savinien. (Ah oui, mais ça ne ferait qu’un mot au lieu de deux !) D’autant que ce n’est pas très sympa pour l’invité parce que s’il est vraiment pur, c’est qu’il est consanguin… Et surtout qu’elle est méprisante avec Savigny et avec les Saviniens. À quand donc la reprise de l’expression mehlhornienne des « Saviniens de souche » pour corriger tout cela ?
Je finirai en citant le petit clash d’Anne-Marie GÉRARD à l’intention de Joëlle EUGÈNE : « Je ne suis pas Madame EUGÈNE. Je ne vais pas vous faire de longs discours ». Or, pour le coup, si Joëlle EUGÈNE n’a toujours pas la culture, ou la facilité à parler de culture qu’avait Catherine LUPI, elle s’améliore, et désormais introduit un peu mieux les sujets qu’à la lecture de la seule fiche Wikipédia. Oups, je ne pense pas qu’avec cet article, ils vont m’accepter dans l’agenda culturel…

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