Comme à désormais chaque séance de Conseil territorial prévoyant l’adoption un Plan local d’urbanisme (PLU), les groupes politiques se déchirent lamentablement.
La pseudo-droite y voit là un bon moyen d’emmerder la gauche et vote donc en bloc dans la direction opposée, offrant là une magnifique preuve de sa soumission. Malgré cela, la gauche s’en fout puisqu’elle est largement majoritaire, et peut donc toujours emporter la décision.
Sauf qu’au-delà de ces querelles adolescentes, se pose le problème que la charte de gouvernance, adoptée le 12 avril 2016, est systématiquement bafouée ! Celle-ci, au nom du consensus, prévoit en effet une nécessaire majorité de 75 % pour adopter les délibérations.
Or, à partir du moment où les 32 élus idéologues de droite votent contre (nous omettrons ici les 2 démocrates de droite ou du centre-droit qui adaptent leur vote en fonction, soit Alain VÉDÈRE et Raymond CHARESSON), les 75 % ne sont plus atteignables !
Car ces 32 élus représentent 35 % des 92 élus du Conseil territorial. Et il suffit de quelques abstentions pour que le pourcentage de majorité qualifiée s’éloigne d’autant plus…
Et comme ces élus de droite sont soumis à leurs partis, pas moyen d’imaginer qu’un seul va refuser de suivre le groupe, et voter pour ce qui est utile ou bien.
Donc le GOSB peut parader d’avoir une charte de gouvernance, et le rappeler à chaque conseil, elle ne la respecte pas ! D’un côté comme de l’autre, mais la droite a quand même beaucoup plus de mal.
Parce que l’abstention à gauche est quand même aussi un refus de ce dialogue, et d’assumer certaines positions…
Quant à la conférence des maires qui établit l’ordre du jour est tout autant un simulacre de démocratie, car finalement à quoi servent les 92 élus, sinon à ratifier ce qu’ont décidé les 24 maires ?
Pour autant, faut-il le reprocher au GOSB ?
Car d’une part, les 50 % de majorité sont toujours atteints.
Et d’autre part, elle fait quand même face à des élus un peu spéciaux, du genre de Robin RÉDA qui fermait sa gueule en conférence des maires puis qui se réveillait en Conseil en disant qu’il n’était pas d’accord après coup. Lequel Robin ne perd plus une occasion de cracher sur l’exécutif maintenant qu’il n’en fait plus partie. Dans tous les cas, il n’a jamais eu autant d’interventions à lire, preuve qu’il sait faire bosser ses collaborateurs.
Quoiqu’il arrive, nous sommes toujours renvoyés face au problème de légitimité démocratique des EPT, dont les élus ne sont pas proportionnellement issus des élections municipales de 2014 ! Et au fait que le GOSB est trop grand et couvre un territoire qui ne partage pas grand chose sinon la Seine et Orly…
Il s’agit du mandat que les cumulards qui l’occupent délaisse le plus, soit parce qu’ils ne sont pas indemnisés, soit parce qu’ils n’y comprennent pas grand chose… Et l’administration aussi fait des bêtises. À partir de là, ils peuvent toujours sauver les apparences, mais le fond n’y est pas, et les citoyens ne s’y reconnaissent pas…
Et ce n’est pas la suppression de la MGP que pourrait annoncer MACRON, ou le système législatif foireux qui fait que les EPT perdront leur principale source de revenus en 2020 (la CFE qu’ils recouvreront autrement mais avec moins d’argent), qui y changera quoi que ce soit.
Dans tous les cas, comment des gens qui ne sont pas capables de dialoguer entre eux pourraient dialoguer avec les citoyens ? Mystère.



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