Qui aujourd’hui, en septembre 2017, peut prétendre savoir ce que devient la rénovation urbaine du quartier de Grand-Vaux ? Voilà plus d’un mois que l’équipe en charge de la rénovation est injoignable car prétendument en vacances. Des études ont bien été réalisées mais restent tenues secrètes. Et l’information aux citoyens est toujours nulle, depuis maintenant six mois, alors que le projet va coûter plus de 20 millions € !
Le dernier atelier citoyen remonte au 02 février 2017, et aux dernières nouvelles, nous étions toujours en attente des autorisations de raccordement d’eau et d’électricité pour enfin installer l’inutile maison du projet avec plus d’un an de retard !
Toutes ces lenteurs ne sont pas sans profiter à l’équipe municipale actuelle, qui veut dire dans son bilan 2014-2020 qu’elle a tout projeté, sans s’attirer les désagréments liés aux travaux, et à l’expulsion de certains habitants de leurs logements !
Voulant m’intéresser davantage au sujet fin juillet, j’eus la mauvaise surprise de découvrir le départ du directeur de projet ANRU au bout d’un an (alors que son poste a été budgété pour trois ans ; où va donc l’argent sinon qui le remplace ?).
Les permanences d’informations sont quant à elles arrêtées, et il n’est pour l’instant pas prévu qu’elles reprennent. Ont-elles jamais été vraiment utiles ? Les deux téléphones dédiés sonnent dans le vide. À l’accueil des services techniques, personne dit ne rien savoir.
Quant au Conseil citoyen piloté par le centre social de Savigny, dont les travaux sont redondants avec ce qu’on demande aux ateliers citoyens, il continue d’ignorer mes demandes, et va se retrouver avec un recours en contentieux pour refus de communication.
On me reproche d’être complotiste, et de voir du détournement de fonds publics partout. Je réaffirme que le projet tel qu’il se profile est voué à l’échec, parce que tant qu’il restera une majorité de personnes pauvres à Grand-Vaux avec 25 % de chômeurs, il y aura des faits de délinquance (propos politiquement incorrect). Or, tant qu’il y aura de la délinquance, les commerces ne réouvriront pas, et les Saviniens ne reviendront pas plus dans le quartier.
Mais comme la Ville et les différentes structures n’osent pas admettre qu’elles vont procéder à un nettoyage social, qui de toute façon sera inefficace car il ne concernera pas assez de personnes (environ 400 habitants), Grand-Vaux restera la « no go zone » de Savigny.
Et donc j’affirme que c’est parce que tout le monde sait d’avance que la rénovation sera ratée, qu’on se permet les différents manquements listés ici. Mais qui va s’en plaindre ? Ce n’est qu’un gaspillage parmi tant d’autres. Ma conclusion est donc que la rénovation urbaine n’est bien qu’une opération d’achat de la paix sociale à coup de millions d’euros…


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