Robin RÉDA ne gonflerait-il pas le loyer de sa permanence pour obtenir un meilleur remboursement ? Dans un document publié sur son site de campagne (datant du 06 mai 2017), il affirmait que la location de sa permanence de campagne représentait 6 % de ses dépenses. Soit 1170 euros sur ce même budget de 19 500 euros. Petit problème, en 2014, le coût de location de la permanence LR/UMP était d’environ 750 euros par mois.
On pourrait discuter du pourcentage de loyer qui a été facturé à Robin RÉDA qui n’est peut-être pas de 70 % ; mais il faut de toute façon rappeler qu’il n’a pu prendre en charge l’intégralité de la somme, puisque le local est également resté permanence départementale de LR.
1170 euros correspondrait alors à une location d’environ 1 mois et demi. Mais nouveau problème, Robin RÉDA ne semble avoir loué sa permanence qu’un mois puisqu’il l’a inaugurée le 17 mai 2017 et n’a réglementairement pas pu faire poursuivre la location au-delà du 18 juin 2017.
Vous me direz alors que Robin RÉDA a sûrement commencé à louer cette permanence début mai 2017 pour faire un mois et demi. Encore un problème, il s’en sert déjà de boîte postale pour sa campagne depuis au moins novembre 2016 comme le prouve cette enveloppe !
Et puis même, il convient de rappeler cette photo prise lors de la brocante du 02 avril 2017 qui prouve que RÉDA utilisait déjà la permanence au mois d’avril. Or, en admettant qu’il ait commencé en avril 2017, il doit au moins 2 mois et demi soit un minimum de 1850 euros !
Dans ce cas, et comme dans l’affaire Bygmalion, Robin RÉDA sous-facturerait-il cette prestation de manière à respecter le principe d’équilibre inhérent à tout budget ? Ce qui n’est pas plus légal, et se ferait alors avec la complicité de la fédération LR de l’Essonne.
Pourquoi sous-facturerait-il alors le coût de la location de sa permanence de campagne ? Parce qu’il n’aurait pas eu assez de recettes (de dons par exemple), donc qu’il diminuerait les dépenses pour atteindre un équilibre qui ne l’obligerait pas à sortir plus d’argent.
Malgré son beau discours, RÉDA ne fait preuve que d’une transparence de façade. Les données qu’il veut bien communiquer sont incomplètes et manifestement artificielles, car si le coût de location de la permanence représente bien 6 % du budget, c’est donc qu’en fait RÉDA avait un budget d’environ 30 000 €, ce qui n’est pas possible avec les mêmes ratio en recettes, notamment concernant la contribution du parti politique, et certaines autres dépenses…
On imagine bien qu’en plus, au 06 mai 2017, RÉDA n’avait pas fini d’amasser les dons de ses soutiens. Sauf qu’à aucun moment, il ne précise qu’il s’agit là d’un budget prévisionnel, donc si BÉNÉTEAU (son mandataire) rend vraiment cela à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, je pense que RÉDA va se faire retoquer, avec le risque (qu’il ne prendra pas) que les comptes soient rejetés et que l’élection de RÉDA soit invalidée.
Dans un prochain article, nous commenterons l’ensemble des données exprimées dans le prétendu budget de campagne qui posent un certain nombre d’autres questions. Dans tous les cas, je trouve autant malhonnête de présenter un faux budget, que de ne pas en présenter du tout…







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