J’expérimente actuellement la saisine du Bâtonnier relativement à ce que je crois considérer comme étant des manquements déontologiques.
À la suite d’un courrier simple, envoyé en lettre suivie un mercredi, j’ai reçu cet accusé de réception de ma demande le mardi suivant.
Première remarque : Je faisais écho de deux affaires dans mon courrier. Me suis-je mal exprimé ? Une seule affaire est citée ; bien que le nom des trois avocats mis en cause apparaissent.
Deuxième remarque : On m’invite à utiliser un formulaire professionnel pour une nouvelle saisine. Or, celui-ci est réservé aux avocats. Pour autant, les formules de politesse de l’accusé ne laissent planer aucun doute : on a bien compris que j’étais un particulier. Sûrement donc la mise en page type.
Troisième remarque : Le Bâtonnier a demandé que soit procédé à l’examen de ma réclamation. Est-ce automatique, ou ai-je réussi à passer un premier barrage filtrant ?
Quatrième remarque : À quoi correspond la référence donnée à mon affaire ? 131 doit être le type de manquement, et 296472 la place numérique de ma saisine depuis la création de ce service (?)
Cinquième remarque : Le message est signé d’un avocat, ce qui est rassurant. Mais combien de temps occupe donc la responsabilité administrative du service de la déontologie ? Un avocat en responsabilité a-t-il encore le temps de plaider, en gérant ce service ? Est-ce un planqué ? Ou a-t-il été puni en étant plaçant là ? Au contraire, est-ce l’espoir d’un brillant avenir ? Est-il seul ? Combien de personnes composent ce service ?
Sixième remarque : Les avocats ne se couvrent-ils pas entre eux par effet de corporation ? Le Bâtonnier ne va-t-il pas chercher à relativiser, si manquement il y a eu ?
Voilà quelques unes des questions que je me suis posées en recevant ce courriel, et que je souhaitais vous partager !


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