Ce mercredi 26 juillet 2017, La France commémore le Père Jacques HAMEL, assassiné il y a tout juste un an par deux terroristes islamistes dans l’église saint-Étienne de Saint-Étienne-du-Rouvray. Mais vu que rien n’est réellement fait pour empêcher ces événements de se reproduire, je déplore ce qui se résume à de la communication essentiellement politique, et qui finalement relativise la portée des attentats terroristes.
Un an après, tout va mieux. L’église saint-Étienne a été « réparée ». On a fait une grande messe avec le président et le Premier ministre, l’évêque, les chrétiens du diocèse et même les musulmans du département. Le Père Jacques HAMEL devrait être béatifié en tant que martyr. Sa famille ne garde ni colère ni de haine. On a mis une belle stèle devant l’église, et on a eu droit à de beaux discours pour dire qu’on va aimer et faire fraternité tous ensemble. C’est très beau.
Les habitants de saint-Étienne-du-Rouvray se disent rassemblés par ce sang versé. Les chrétiens aussi affirment se sentir plus forts ensemble. Du coup, ils multiplient les initiatives de rencontre avec les musulmans, n’ayant toujours pas compris que l’islamisme n’est pas l’islam et que les terroristes islamistes ne sont pas des musulmans modérés pratiquants qui un jour, se sont dits, les chrétiens sont trop méchants avec nous, et on va aller en tuer quelques uns…
Je trouve d’ailleurs que l’Église n’est pas à la hauteur, continuant ses opérations de communication islamophiles, à l’égard de musulmans qui acceptent par politesse, mais n’ont pas la démarche inter-religieuse des chrétiens depuis le concile Vatican II. Du coup, c’est juste de la communication, accompagnée de célébrations qui ne font plus sens, et faisant resortir des comportements malsains de chrétiens qui, par exemple, se rendent en pèlerinage à saint-Étienne.
Il faut vraiment que l’Église catholique arrête de se prendre pour Jésus, parce que l’Église, c’est Pierre, et donc qu’elle est humaine et faillible.
Mais qu’est-ce qui a changé en un an ? Qu’est-ce qui fait dans notre pays qu’on peut encore pratiquer sa religion, ou prendre un verre à la terrasse d’un café, ou aller au concert ou au match de foot, ou exercer sa profession, sans être assassiné par un fanatique religieux ? RIEN ! Il n’y a toujours pas d’islam de France tandis que la déradicalisation ne fonctionne pas et n’est qu’un gouffre financier. Le nombre de djihadistes semblerait néanmoins légèrement se réduire.
Que donc certains tiennent des discours angélistes après les attentats terroristes ; ce ne sont pas les miens. Je trouve réellement dangereux ces personnes qui adoptent un discours qui n’est pas vraiment le leur, juste au nom de la préservation d’une certaine paix sociale. En tout cas, moi, à 25 ans, je veux vivre et pouvoir pratiquer ma religion, sans qu’un prêtre de mon Église puisse être assassiné par un fanatique d’où qu’il vienne, ou risquer d’être assassiné ici ou là.
Samedi, j’étais à la prison de Fleury et nous en parlions avec une personne détenue qui me demandait si c’était une histoire vraie… Voilà où nous en sommes. Et la solution n’est pas l’état d’urgence permanent ni la multiplication des lois anti-terroristes. Mettre un policier devant chaque église n’empêcherait pas tout, et relèverait d’un mauvais signal. Alors si donc on ne peut rien faire, évitons d’envoyer le message qu’une vie a plus d’importance quand elle a cessée.
Il n’y avait pas besoin de la mort du Père HAMEL pour créer de la solidarité, de l’entraide, de la rencontre, des échanges. Et quels misérables sommes-nous si nous avons besoin de la mort de nos concitoyens pour nous réveiller (quoique pas trop) et commencer à vivre ensemble ! Faisons d’abord société ; aidons chacun à trouver sa place et alors, nous décèlerons à temps les comportements asociaux et nous empêcherons d’autres attentats !

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