Oh là là, MACRON a perdu dix points de popularité et PHILIPPE, son Premier ministre, huit points, et en seulement un mois ! Et il faut remonter à 1995 pour trouver une aussi forte baisse, si rapidement après le début du mandat. Alors imaginez, ma bonne dame, que ça continue à ce rythme… N’avons-nous donc rien à faire que de perpétuellement commenter des chiffres pour le moins discutables… Ben non, y a pas d’autres infos l’été…
Les baromètres politiques sont généralement très paradoxaux car s’ils disent que telle personne possède une côte de sympathie élevée, la même personne n’arrive en général jamais à se faire élire ou réélire à partir du moment où elle truste le classement. Nous pouvons penser hier à CHIRAC et DELANOË, ou aujourd’hui à JUPPÉ et KOSCISUKO-MORIZET, qui bien que prétendument dotés d’une bonne image, se ramassent partout où ils se présentent au national !
Sur la logique de l’effondrement sondagier
Nous sommes entrés dans une période où nos dirigeants ne font plus de politique parce qu’ils n’en sont plus capables. Alors ils font de la communication ! Et en plus, les électeurs d’un candidat au premier tour d’une élection peuvent maintenant le lâcher, ce qui n’arrivait jamais avant où un président avant SARKOZY conservait toujours sa base électorale du premier tour. Rappelons donc que MACRON, c’est seulement 24 % d’adhésion au premier tour ; et encore…
Sur le sérieux des enquêtes d’opinion
Je ne sais pas vous, mais je trouve quand même un peu bidon de tant monter en mayonnaise une enquête réalisée auprès de seulement 2000 personnes (1947 pour être précis), sur cinq jours, du 17 au 22 juillet, soit une période assez large, selon la méthode des quotas, qui est discutable du fait des pondérations appliquées, au moyen d’un questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone. Perso, je ne connais toujours personne à qui on ait demandé son avis…
Sur la vacuité des analyses
Plus que de déceptions, il s’agit surtout de gens qui se lassent que le président ne fasse pas comme ils voudraient. Alors on entend tout et n’importe quoi : ce serait la faute que MACRON froisse l’armée, les collectivités, les locataires… Mais ça ne colle pas, parce que le sondage s’est clôturé le jour de l’annonce de la baisse des aides au Logement de 5 euros, et que la suppression de la taxe d’habitation est plutôt favorablement perçue (là aussi selon les sondages…)
Terminons enfin en rappelant que nos deux têtes sont toujours au dessus de 50 % (à moins que ce soit en fait un complot pour nous faire croire que…), donc c’est un non-événement ; et la seule chose que l’on pourra commenter sera effectivement, lorsqu’ils passeront en dessous des 50 % parce que là, on pourra essayer de dire qu’ils ne représentent plus la majorité de la population, et donc vouloir remettre en cause leurs décisions au nom de la sondocratie !
Qu’est-ce que ça veut nous dire ? À quel moment le négatif prime-t-il sur le positif ? A-t-on vraiment une image négative de MACRON alors qu’au niveau international, les Français se félicitent de ses actions de représentations. De toute façon, le Français veut casser son chef, parce qu’il fait lui aussi sa crise d’autorité. Il veut donc un homme fort, mais pas tant que cela, pour ne pas trop lui rappeler ses faiblesses : ça donne donc ces résultats au bout de 3 mois !

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