La rénovation urbaine, c’est vraiment un système pour détourner de l’argent, à défaut d’en gaspiller un maximum. C’est pas grave, après tout, ce n’est que de l’argent public, ce n’est que notre argent… Vous rappelez-vous il y a quelques jours de mon article sur l’étude relative à la faune et la flore de Grand-Vaux (sûrement plus prioritaire que l’emploi ou la sécurité) ? Eh bien, le SIAHVY* mène aussi son étude sur ladite faune et flore !
* Syndicat intercommunal pour l’aménagement hydraulique de la Vallée de l’Yvette

Apparemment, Éric MEHLHORN ne doit pas avoir pensé à prévenir le SIAHVY qu’une étude à peu près similaire va être menée sur les bords saviniens de l’Yvette, et de proposer à l’un de profiter de l’autre. C’est dire tout l’intérêt qu’il porte à ce sujet. En réalité, l’important est d’arriver à la fin en disant que dans le cadre de la rénovation urbaine, on aura fait une étude « faunistique et floristique » comme il convient de faire pour réussir la rénovation (bien connu de tous !).
Après, en même temps, une étude dans le cadre de la rénovation urbaine, tu peux la pipeauter autant que tu veux. En fait, le boulot, tu le fais faire au final par les habitants lors de réunions de concertations où tu fais venir les gens pour leur demander de confirmer ou d’infirmer tes hypothèses de travail. J’ai la faiblesse de penser que si nous prenions des cabinets compétents, ce seraient eux qui iraient voir les gens et feraient leurs études avec la population dès le départ.

Au fait, la restauration de la continuité écologique de l’Yvette qui permettrait notamment aux habitants d’aller faire leurs courses à Épinay, quand est-ce qu’on en parle dans la rénovation ? Pas trop encore, puisque de toute façon les gens n’auront plus besoin d’aller à Épinay, ils auront un super centre commercial en plein milieu du quartier ! En attendant, heureusement qu’il y a le SIAHVY pour quelques avancées sérieuses bien que lentes pour les circulations douces.




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