J’ai la faiblesse de penser que dans la République française, il n’existe qu’une seule communauté : la communauté nationale. Force est de constater qu’Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge, ne reconnaît pas la communauté nationale, puisqu’il reconnaît l’existence de communautés religieuses dans sa ville. Pire, il se vante d’être à l’écoute de ces dernières, telles de vulgaires groupes de pression intéressés. #clientelisme
Pas plus qu’Éric MEHLHORN n’était capable de créer son propre compte Facebook, il n’est pas davantage capable de le gérer… Avec les trois personnes de son cabinet qu’il fait payer au contribuable savinien, il pourrait au moins en avoir un pour y rédiger les posts. Depuis quand la République écoute-t-elle les « communautés religieuses » ? Depuis quand les religions « accompagnent-elles » les gens ? Depuis quand les élus font-ils des « parenthèses spirituelles » ?
Profession de foi républicaine
Moi, catholique pratiquant dans les églises de Savigny, mais d’abord Français, j’affirme que l’évêque a eu tort d’aller rencontrer les élus du Conseil municipal de Savigny. Parce que l’Église se corrompt à dialoguer avec des élus qui en plus de ne pas respecter leurs programmes, oppressent les personnels municipaux et les opposants politiques, mais surtout laissent volontairement des pratiques totalitaires se développer, quand ils n’en sont pas à l’origine !
Diviser pour mieux régner
Quel intérêt a donc Éric MEHLHORN à nier la communauté nationale pour mieux reconnaître des communautés religieuses ? ARISTOTE écrivait dans le livre V de La Politique que : « L’absence de communauté nationale est facteur de guerre civile ». MEHLHORN cherche juste à diviser les Saviniens entre eux de manière à pouvoir réitérer son exploit de 2014 : gagner les élections en 2020 avec 23 % au premier tour et 38 % au second tour, grâce à une opposition désunie…
Une « parenthèse spirituelle »
Je pense que MEHLHORN ne doit pas connaître le sens de ces mots pour les employer ainsi. Je pensais, sûrement à tort, que la France était une République laïque (article Ier de la Constitution)… Bref, Savigny compte un « élu de la République » (c’est lui même qui se définit ainsi) qui, trop fatigué par « l’actualité politique chargée », s’accorde des « parenthèses spirituelles », pour partager et échanger avec un évêque. Mais où est la spiritualité ? Parce qu’ils ont prié en plus ?

Récidiviste, MEHLHORN n’en est pas à sa première invocation des communautés en France, avec pour preuve son discours à la suite des attentats de novembre 2015. Il n’est d’ailleurs pas le premier à le faire, comme d’autres politiques qui ne comprennent pas plus la République !

Peut-on croire à du clientélisme électoraliste ? Regardons hors de l’exemple chrétien, comment fait MEHLHORN pour être à l’écoute de l’islam ? Il cède comme le démontre l’exemple du PLU (Plan local d’urbanisme) en autorisant une salle de prière sur un lieu qui n’est pas fait pour cela.
Regardons simplement comment VALLS a fini son mandat de Premier ministre : en plaçant le pouvoir judiciaire sous le contrôle de l’exécutif, par l’exemple de la Cour de cassation… Donc en remettant en cause la théorie de la séparation des pouvoirs édictée dans sa forme contemporaine par MONTESQUIEU en 1748. Bref, par un décret sorti de nulle part pris le jour de sa démission annoncée, pour mieux le dissimuler. Un modèle du pire pour MEHLHORN ?



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