L’optimiste est la personne qui voit le verre à moitié plein. Le pessimiste, celui qui le voit à moitié vide. Je serai personnellement plutôt du genre pragmatique à voir ce verre deux fois trop grand. À 25 ans, l’humanité me dégoûte profondément. Alors je me rassure en lisant ce passage de la Bible, dans la Genèse, dans lequel Abraham obtient de Dieu que la ville de Sodome ne soit pas détruite parce qu’il y trouve dix justes. (Genèse 18,16-33)
Même si je trouve que la très grande majorité de l’humanité est corrompue, c’est à dire cédant prioritairement à ses bas instincts d’égoïsme, de vénalité et d’opportunisme, plutôt qu’à la civilisation, je pense qu’il y a quand même une minorité de personnes qui valent la peine qu’on ne les oublie pas au travers de ses actions. C’est cet altruisme que j’essaie de pratiquer au travers de mes trois principales passions publiques : le journalisme, la religion et la politique.
L’Histoire, et plus largement l’ensemble des sciences humaines nous prouvent que l’Homme ne cesse de retomber dans les mêmes travers. La Bible, dans son genre, est aussi une bonne chronique d’une humanité qui ne cesse de se détourner de son Dieu, malgré toutes les épreuves qui lui permettent de tirer un certain nombre de leçons. Si donc, mes actions peuvent bénéficier à au moins une autre personne que moi, alors elles valent le coup que je les mène.
Mais quel découragement pour le journaliste que ses analyses n’intéressent pas les masses, surtout quand il ne peut pas écrire ce qu’il veut. Quel combat pour le croyant que de faire de la religion une institution de liberté quand la majorité ne cesse qu’à s’y enfermer. Quelle lutte pour le politique d’essayer d’intéresser les citoyens à la chose publique quand ceux-ci préfèrent voter pour le système même qui fait tout pour les en éloigner, en les déresponsabilisant.
Peut-être donc n’existe-t-il qu’une minorité de personnes respectables, qui, soit doivent savoir qu’elles ne sont pas seules à lutter pour la Justice, soit ont besoin d’être défendues car elles ne peuvent pas le faire seules. Mais même pour un, et à défaut pour soi, tout en connaissant sa propre corruption et ses propres compromissions, il faut continuer à améliorer cette humanité car c’est en améliorant à son niveau le monde que le monde devient toujours un peu meilleur.
J’ai 25 ans. Je suis souvent en proie au découragement face à mes bagarres qui n’avancent pas, voire me créent plutôt des ennuis que des satisfactions. Mais au fond de moi, je sais que je suis dans le vrai. Peu importe que cela n’aboutisse pas, au moins j’essaie, ce qui n’est pas le cas de la majorité plus présente pour bloquer. Plus qu’hier mais moins que demain, je suis déterminé à continuer de vivre tel que je veux et que je fais pour que soit ma vie, en toute liberté.
Pour autant que je crois que de nombreuses personnes sont irrécupérables, je pense qu’il faut continuer de chercher à les convaincre, non pas qu’ils se trompent, mais que dans le fond, ils n’ont pas le monopole du bonheur par leur modèle de vie autocentré. Il y a tout un travail à faire avec les jeunes générations. Vraiment, j’aime de plus en plus la vision de l’humain développée dans la littérature et le cinéma… Que veut-il nous dire par cette dernière phrase ?

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