Au fil de mes campagnes politiques, j’ai accumulé des centaines de kilos de papiers imprimés et cartons, dont je cherche maintenant à me débarrasser si possible en récupérant un petit quelque chose de sonnant et trébuchant (je prends aussi les chèques et les virements). Or, je me rends compte que si les entreprises et autres sociétés de collecte (comme les syndicats intercommunaux) ont bien la possibilité de revendre ces matériaux, tel n’est pas le cas des particuliers.
En effet, les entreprises de recyclage n’acceptent de racheter qu’à partir d’un volume de 10 m3 sinon de 2 tonnes. Pour ma part, cela m’occupe donc une pièce de la maison en attendant de pouvoir revendre tout cela très rapidement. Mais à quel prix ? Si la moyenne se situe autour de 17 € la tonne de papier, certaines entreprises pratiquent des prix pouvant monter jusqu’à 40 € (le mieux que j’ai vu). Sauf qu’elles n’ont pas toujours le droit de racheter aux particuliers.
Se pose ensuite la question du transport des matériaux jusqu’au lieu de recyclage, car la collecte par l’entreprise est payante, et souvent plus coûteuse que ce qu’elle peut rapporter. Donc soit il faut faire plusieurs voyages avec sa voiture, soit louer un utilitaire, dans tous les cas, des dépenses en plus qui réduisent le bénéfice final… En même temps, avec une telle quantité, tout porter à la déchetterie du coin, est aussi un effort, alors autant gagner de l’argent.
Je ne comprends donc pas qu’à la suite du Grenelle de l’environnement et de la COP 21, et pour encourager les particuliers à recycler, on ne créé pas des coopératives à caractère d’entreprise pour rassembler les matériaux à recycler des particuliers, les revendre, puis partager les sommes obtenues proportionnellement à ce qui a été apporté. Peut-être ai-je mal cherché, ou n’est-ce pas bien référencé sur Google, mais voilà une idée d’emploi que je lance…


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