Nous sommes le 29 août 2016 et les avions ont théoriquement cessé de survoler Savigny dans le cadre des travaux sur la piste 4 d’Orly. En pratique, on continue pourtant de les voir, de les entendre, de sentir les vibrations qu’ils provoquent… Le plus étonnant est que les Saviniens et les élus qui se disent en colère, sont dans le même temps résignés et gobent tous les bobards qu’on leur fait avaler, plus gros les uns que les autres.
« Plus jamais ça« , mais concrètement, on ne fera rien de plus pour que cette situation ne se reproduise pas aux étés 2017, 2018 et 2019. Comme si les élus et les associations environnementales allaient réussir à faire plus que ce qu’ils ont accompli jusque-là pour 2016… Quand on pense qu’ils n’ont même pas réussi à faire respecter les horaires du couvre-feu, voilà où nous ont mené les promesses passives de vigilance : dans la soumission et l’inactivité.
Premier mensonge sur le choix de la période hors-intempéries
S’il est logique qu’il vaut mieux faire des travaux l’été que l’hiver, on peut aussi les faire autrement que pendant les deux mois de juillet-août au cours desquels les aéroports sont plus fréquentés que hors vacances. Imaginons-nous vraiment des ouvriers coulant la nouvelle couche de roulement en fin de semaine dernière par plus de 36° à l’ombre ? Non, ces travaux auraient pu ou pourront être faits en mai-juin, ou en septembre-octobre.
Deuxième mensonge sur la nature de l’ensemble des travaux
Plutôt que des travaux de sécurité, il s’agit surtout de travaux de modernisation visant in fine à l’augmentation du trafic aérien, en plus de respecter les normes internationales en matière de matériel aéroportuaire. En quoi la rénovation du système de balisage lumineux (on remplace les ampoules par des LED – mesure économique) est-elle une mesure de sécurité ? Et la mise en conformité des instruments de radio-navigation, une urgence ?
Troisième mensonge sur la réalité des dérangements
Aéroports de Paris (ADP) et la DGAC ne doivent pas partager notre vision du temps. Si les heures de pointe se limitent à six fois soixante minutes maximum hors période comprise entre 23 heures 30 et 6 heures du matin, comment expliquer que des mouvements survolant Savigny au-delà de ces laps exceptionnels soit visibles à partir des sites Radar-virtuel ou Flightware ? Là aussi, pourquoi ne nous a-t-on pas dit la vérité que nous aurions pareillement subie ?
Je me rappelle, début janvier, en réunion de quartier, de M. Éric MEHLHORN, maire de Savigny affirmant qu’il écrivait tous les mois au président d’ADP pour lui dire son refus que notre ville soit survolée. Mais bizarrement, quand j’ai demandé au maire copie de ces courriers, il ne m’a pas répondu. Soit parce que ces courriers cacheraient un certain arrangement d’ADP et de la DGAC avec les élus, soit parce qu’ils n’existent pas et que MEHLHORN est mythomane…


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