Sachant que l’infraction pouvant occasionner un rappel à l’ordre ne peut pas faire l’objet d’une plainte ou d’une enquête, la sécurité des Saviniens est-elle vraiment renforcée par la mise en place de ce dispositif ? Le maire et le commissaire de Police n’ont-ils donc que cela à faire de leurs journées de s’entretenir avec les contrevenants pour leur rappeler la Loi, si tant est qu’un entretien va dissuader l’auteur des troubles de recommencer.
Là où Éric MEHLHORN se fout du monde, c’est qu’il met en place cette procédure, par exemple pour régler des conflits de voisinage, quand il n’intervient pas dans ces mêmes affaires, après avoir été saisi par lettre recommandée ! Il s’agit donc uniquement d’une mesure clientéliste, de communication électorale, qui vise à rassurer les personnes âgées en leur laissant penser que leur maire est à la pointe de la lutte pour plus de sûreté. Les chiffres infirment pourtant cela.
Si au final, seul le Procureur peut autoriser le déclenchement de cette procédure, alors on imagine toute la chaine administrative qu’il faut déployer, donc les délais qui s’ensuivent, et on se demandera alors quel est le rôle du maire, qui emprunte ici une prérogative de la Police plus compétente pour assurer cette mission. Mais qu’en pense le Conseil local de prévention de la délinquance (CLPD), encore faudrait-il savoir qui le compose (#transparence).
Expérimentons donc, puisque c’est là le premier sujet nécessaire au bien-vivre des Saviniens (mieux que l’enfance, la culture, la fibre optique…) et appréhendons incivilités et infractions mineures. C’est certainement ainsi que l’on refera l’éducation des contrevenants (à la place des familles et de l’école, sacrifiées sur l’autel de la République). Réellement, on se demande comment ce dispositif apportera la moindre réponse préventive à la délinquance et à la récidive… Enfin, il occupera toujours les journées du maire qui semble bien s’ennuyer…

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