« Autant de morts… Mais que peuvent les Hommes face à tant de haine ? » Cette réplique du Seigneur des Anneaux me revient en tête à chaque fois que j’apprends qu’un attentat a été commis. Puis c’est l’amertume pour tous ceux qui vont avoir perdu quelqu’un. Puis la crainte de se dire que cela aurait peut-être pu être nous. Puis la colère parce que les attentats se multiplient et qu’on se refuse à régler cela une bonne fois ! Puis l’oubli.
Même si cet attentat n’était pas le fait de l’État islamique (ils doivent d’ailleurs être en train de se demander s’ils le revendiquent ou pas, mais attendent que l’on retrouve éventuellement un acte d’allégeance à Daesh du terroriste), qu’est-ce qu’on attend pour éradiquer cette menace de laquelle trop de terroristes se réclament ? Mais non, plutôt que de régler le problème en six mois, on préfère entretenir le conflit sur plusieurs années. Uniquement pour le pétrole ?
La guerre contre le terrorisme
À chaque attentat, o,nous rappelle que nous sommes en guerre (ce qui est partiellement vrai si on considère les bombardements en Syrie). Or, l’état islamique commet des attentats en France ou appelle à en commettre pour que cette intervention cesse. Ne nous étonnons pas que ces actes se multiplient tant que le problème irako-syrien ne sera pas réglé. En même temps, ce sont toujours les mêmes qui n’ont pas intérêt à ce que cette guerre s’achève rapidement…
Prorogation de l’état d’urgence
Alors que nous ne savons pas si l’attentat de Nice est le fait d’un soutien de l’État islamique ou une sorte de « suicide altruiste » d’une personne trop lâche pour mourir seule, l’état d’urgence, qui n’a pas réussi à éviter cela est prolongé de trois mois. Est-il normal de devoir utiliser passer en régime d’exception pour dépasser l’autorisation de perquisition d’un juge ? À partir du moment où il existe des éléments à charge, un des dix juges anti-terroristes doit pouvoir signer.
Le Front national se frotte les mains
C’est un fait : encore une personne issue de l’immigration ! À chaque attentat, le Front national monte dans les sondages et dans les scrutins. Il n’a rien à dire (et n’a d’ailleurs rien dit depuis un moment), juste à capitaliser sur un échec sécuritaire de l’exécutif, la politique migratoire telle qu’il la dénonce, le laxisme de la Justice… Je crois au contraire que ni gauche ni droite ni extrême ni personne n’osera envoyer l’armée, de peur qu’on fasse pire que l’Irak en 2003…
La dérive de l’information en continue
Malgré les multiples mises en garde à chaque attentat, les chaines d’informations nous font suivre en direct tout ce qu’il se passe, enfreignant au passage toute déontologie. Elles diffusent des images violentes, des témoignages à chaud qui n’apportent rien voire elles relayent de fausses informations. Il n’y a jamais aucune condamnation et même les chaines généralistes s’y mettent ! En même temps, les téléspectateurs s’excitent et commentent n’importe quoi.
La vie qui continue
Les citoyens ressortent les bandeaux « JE SUIS » et promettent de continuer à vivre et à s’amuser. Les voisins et la famille du terroriste intervient pour l’humaniser et exprimer son incompréhension. Les politiques s’en mêlent et nous disent bien que c’est la dernière fois et qu’on va résister collectivement. Les organisations musulmanes condamnent par crainte de l’assimilation. Les dessinateurs de presse font de jolis dessins. Les économistes… Non, ils ne disent plus rien : les bourses ne fluctuent même plus en raison des attentats qui deviennent trop récurrents. Et pendant plusieurs mois, on ne va plus rien dire parce que la majorité des autres attentats arrivera en Orient ou en Afrique…
Arrêtons donc d’être hypocrite à chaque attentat et de feindre de souffrir pour ceux qui ont véritablement perdu quelqu’un, quand c’est par notre silence que nous permettons les prochains attentats qui frapperont, et les prochaines morts. Faut-il alors atteindre à nos libertés individuelles pour que tout cela cesse ? Les fiches S quand elles existent, n’empêchent rien, l’état d’urgence non plus. Faut-il armer les polices municipales quoiqu’elles n’aient pas pu arrêter le terroriste ? Faut-il donc en arriver à expulser les personnes provisoirement en France dès lorsqu’elles sont condamnées ? Parce qu’aucune solution ne semble évidente, nous refusons de changer quoi que ce soit. Commençons alors par régler le problème syrien !


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