Dans la nuit de vendredi à samedi, j’ai procédé à plusieurs affichages sur les panneaux administratifs de la Ville. Les affiches développaient un message opposé à la politique du maire : « Désordre administratif à Savigny-sur-Orge, le Procureur ordonne une enquête de Police« . Il y avait ensuite un renvoi vers mon blog. Mais pourquoi chercherait-on donc à faire taire mon message si certains ne sont pas d’accord avec lui ?
Il y a affichage et arrachage. Je constate que la ou les personnes qui se sont livrés à ces actes de vandalisme n’avaient aucun autre message à faire passer, que de m’empêcher de diffuser mon avis. En ce jour de 8 mai, où nous commémorons les libertés retrouvées comme celle de la libre expression (article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen), je suis déçu de trouver ce genre de comportement totalitaire dans ma ville. Mais j’ai fini par m’y habituer.
Hypothèse 1 : Une vulgaire blague ?
C’est marrant de décoller une affiche qui vient d’être posée. Alors évidemment, on s’en met plein les doigts mais ça embête celui qui l’a posé. C’est du niveau collège, un peu comme celui qui dessine le phallus qu’il n’a pas. Mais là, sur trois panneaux vus ce matin, les trois ont connu le même sort. Et la colle avait dû sécher parce qu’à chaque fois, il reste des morceaux verts qui n’ont pas réussi à être arrachés. J’écarte donc cette hypothèse.
Hypothèse 2 : Des vengeances personnelles ?
L’inconvénient, lorsqu’on dénonce publiquement certains faits voire des formes de corruption ou de dictatures, est que l’on se fait des ennemis. J’ai personnellement beaucoup d’ennemis qui préfèrent soit éviter que j’augmente mon audience, soit éviter que je partage un certain message, quelque soit le contenu du message, mais parce qu’il est formulé par moi. Il est alors dommage que ces personnes soient trop pleutres pour venir me le dire en face.
Hypothèse 3 : Des actions en soutien à la politique du maire ?
Je me rappelle d’avoir surpris un Policier municipal en plein arrachage d’une affiche du collectif Sauvons l’enfance de Savigny. Peut-on imaginer que parmi les 2781 soutiens de MEHLHORN au premier tour de l’élection municipale de 2014, ceux qui passaient devant les panneaux d’expression, voyant que leur champion serait mis en difficulté par mon message, allaient décider d’y mettre un terme ? Tant qu’ils ne sont pas payés pour cela, c’est le jeu…
Si les partisans de MEHLHORN veulent passer à l’étape supérieur, je suis prêt à coller avec une bombe de peinture. À commencer par taguer mon message (théoriquement illégal mais il faudrait encore me prendre sur le fait), puis à coller à côté et par dessus. Comme ça quand ils décollent, ils donnent une nouvelle visibilité à mon message. Toujours est-il que le panneau d’expression libre à Savigny-sur-Orge n’est pas un espace démocratique…


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