Parce qu’il n’y a pas de raison que les partis politiques et les entreprises professionnelles d’affichage publicitaire soient les seuls à connaître l’emplacement des panneaux d’expression libre, je fais le choix d’en publier la liste précise. Dire que désormais mes nouveaux opposants devront passer par mon blog pour obtenir ce fameux sésame, voilà qui leur enlèvera le goût d’une parfaite victoire après un affichage réussi.
Pour ma part, je relie ces 15 panneaux en 1 heure 05 lorsque je colle seul de nuit sans couper le moteur de ma voiture. Plus généralement, je mets 1 heure 20 de nuit lorsque je prends un peu mon temps et m’arrête quand même sur les points les plus chauds. Par contre, en journée, je mets entre 1 heure 40 et 2 heures à cause de la circulation. Dans l’idéal, il faut pouvoir être plusieurs pour se partager la ville en deux en fonction du boulevard Aristide-Briand.
Je rappelle deux règles simples mais obligatoires inscrites dans le Code de l’environnement :
- Jamais d’impression en noir sur du papier blanc sans une pointe de couleur. Le noir sur blanc est réservé à l’administration.
- Toujours inscrire la mention « Imprimé par …(nos soins) ou le nom de l’imprimeur »
Je donne à présent quelques règles de bonne intelligence :
- Jamais de scotch (pas bien !). Il faut savoir se salir les doigts pour que cela tienne.
- Pour la colle, on met la dose si on veut que ça colle. Je recommande la colle « Papier peint universel » de Carrefour à 250 g. Un paquet me fait 3 passages.
- Pour faire de la colle, on verse de l’eau chaude puis régulièrement des copeaux de papier qu’on remue toujours dans le même sens jusqu’à obtention d’une pâte moelleuse.
- Dans l’idéal, il convient d’être trois. Un au volant qui reste de la voiture. Un autre devant avec la colle et les torchons. Un troisième avec les affiches.
- Lorsqu’on colle, on n’humidifie pas trop le support ou l’affiche sinon le document se gondole, et la rouille apparait rapidement après.
- On colle en posant l’affiche par le milieu puis en exfiltrant les bulles d’air en partant du centre et en reliant les extrémités.
- Parce que les Saviniens ne sont pas des imbéciles, on évite de faire comme le Parti de gauche et de mettre 4 fois la même affiche parce que les gens n’ont en besoin que d’une pour lire le message.
- Personnellement, je préconise que chaque colleur se limite à occuper 1/4 de l’espace avec un message différent. C’est en tout cas ce que je pratique et je n’hésite pas à taguer ou à lacérer de grands coups de spatules ceux qui feraient plus (attention : interdit)

Attention !
- Toujours ramasser quand vous affichez. Vous êtes responsable de ce que les colleurs précédents ont laissé derrière eux.
- Aux Prés-saint-Martin, on peut coller des deux côtés du panneau !
- À l’angle de la rue de Paris et de la rue des petits-champs, un connard ou une connasse (que nous appellerons au hasard Raymond) décolle tout ce qui n’est pas LR ou DLF.
- Il existe deux panneaux hors-communes vus par les Saviniens : un à Épinay qui va pour rejoindre la RD 25 en passant par Grand-Vaux et un autre (2 côtés) rue de Viry juste après le pont. Peut-être également celui de Juvisy situé en deçà du boulevard Aristide-Briand.
Pour télécharger le plan en PDF (format A3 ; maquette Ville de Savigny-sur-Orge) :

Je termine en précisant trois réalités :
- Savigny-sur-Orge est MON territoire. La guerre d’affichage notamment politique relève de la guérilla, et depuis mon expérience désastreuse des municipales, je m’en tire plutôt bien.
- Les partis politiques collent à heures fixes en fonction des disponibilités de leurs colleurs : souvent le PCF ou le PG vers 20 h ou 6 h, le PS vers 22 h, le FN vers 0 h, LR vers 10 h.
- 2 personnes sur 100 regardent les panneaux d’expression libre. Bref, en gros, surtout ceux qui collent et qui vérifient à garder intact le plus longtemps possible leur réalisation.


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