En Histoire seulement (ce qui représente en soi une aberration dans le fait de considérer que la vérité historique est alors parfaitement respectée). Pourtant, lorsque je reprends le détail de mes notes, je me dis qu’il n’est pas certain que je méritais vraiment mon bac scientifique. D’autant qu’en fait, ce diplôme me permet de théoriquement valider des choses que je n’ai jamais comprises, en maths et en physique notamment.
Imaginez que nous devions repasser le bac en 2016, quelles seraient nos notes ? Au niveau des sciences exactes, dans la mesure où nous ne pratiquons pas, sûrement assez bas. Au niveau des sciences humaines, cela dépendrait des correcteurs. J’ai eu de sales notes au bac de français et de latin en recrachant presque mot pour mot les analyses de mes profs, et j’ai eu 17 en philo quand j’avais soit 6 soit 13 le reste de l’année…
Je dois mon bac scientifique aux matières littéraires
Si les coefficients sont mal proportionnés, me permettant d’obtenir une mention assez bien avec 6 en maths et 8 en physique (pour un bac S, je le rappelle), il convient quand même de dénoncer ce minimum démagogique de points qui permet à 85 % des gens de décrocher le bachot. Mes 6 points en mathématiques viennent à 75 % de l’exercice de statistiques. Mes 8 en physique doivent se répartir de la manière suivante : 7/8 en chimie et 1/12 en physique…
L’injustice du bac
Le bac ne pardonne pas si on se loupe sur une matière clé. Il ne relève pas non plus le niveau de l’élève. Pour autant, on va peut-être éviter, pour ceux qui étaient dans mon cas, de trainer comme un boulet leurs éventuelles sales notes de première et de terminale. Au bac, j’ai eu ma plus mauvaise note en espagnol du lycée (11). J’ai aussi eu des notes que j’atteignais rarement le reste de l’année comme un 15 en sciences et vie de la terre.
Ai-je raté ma voix ?
Plus le temps passe, et plus je me dis que j’aurais dû tenter un bac économique et social (ES). Quoique ? Je me suis bien amusé en S et je n’aurais certainement pas eu les mêmes notes dans les matières littéraires avec un niveau d’exigence plus forte dans ce domaine. Bref, je ne regrette pas d’avoir néanmoins été un vrai scientifique au sens de la définition que donnait Napoléon « celui qui est curieux de tout« , puisque le programme de S est bien éclectique.
En fait, je n’étais pas bon du tout
J’ai honte de relire mes appréciations sur mes bulletins sur lesquels les petits curieux vont pouvoir se jeter en bas de cet article. Je trouve même que j’étais nul et que c’est un scandale d’avoir été autant surnoté. En même temps, qu’aurais-je fait d’autre ? Aujourd’hui, je manque toujours d’esprit pratique mais je réfléchis. Et peut-être que c’est d’avoir été dans la contradiction, ou une autre pensée, qui me permet d’en être là aujourd’hui…
Un diplôme à réformer ?
Aujourd’hui, mais peut-être déjà avant, le bac reste un fantasme de grande personne qui s’imagine qu’on va trouver du travail avec un tel sésame. Ce n’est malheureusement plus vrai, même si je suis persuadé qu’on va plus facilement filer du boulot à un bac + 0 qu’à un bac + 6. On peut maintenir le bac, même si inutile, mais surtout qu’on agisse pour les filières professionnelles qui ont besoin de plus de reconnaissance.
S’en est suivi du bac que j’ai fait de l’Histoire puis une école de journalisme, ce qui est vraiment sans peu de rapport avec la filière scientifique choisie par la plupart des élèves (ou leurs parents). Dans l’idéal, je pense qu’il faudrait notamment revenir à deux bacs scientifiques : un plus mathématique et un plus biologique. On ne va pas se cacher que ce sont uniquement les sciences de la vie qui m’intéressaient dans cette formation.
MES BULLETINS DE LYCÉE (c’est bien de se faire passer pour un cancre parce qu’à côté de soi, les gens peuvent penser qu’ils sont intelligents)
En terminale
En première
En seconde











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