Très régulièrement, je me demande encore comment j’ai pu être stupide au point de solliciter l’investiture de l’UMP pour les élections municipales de 2014. Et dans le même temps, je me dis que cette erreur était peut-être nécessaire donc salutaire pour me permettre d’ouvrir les yeux sur la réalité de ce parti, et sur la réalité des partis.
Dans le fond, cette erreur a contribué à ma formation politique en me permettant de développer un vrai regard critique sur tout ce que je peux expérimenter en tant que citoyen. Fini donc l’angélisme de penser que tout ce que fait la droite a toujours raison ou que l’UMP doit impérativement gagner. Mais en même temps, le marécage découvert est vraiment pollué.
Je ne regrette pas mes choix
Pour autant, je continue de penser que j’ai eu raison de voter à droite du moment où j’ai obtenu le droit de vote jusqu’à ce que je décide en 2013 de m’engager contre la droite de SPICHER-BERNIER et contre la droite de MEHLHORN en m’engageant pour représenter une vraie droite à Savigny. Mais mes motivations à voter à droite sont aujourd’hui différentes.
Une non-réponse instructive
Je n’ai jamais été recontacté par la commission nationale d’investiture de l’UMP qui a finalement hésité entre donner son investiture à MEHLHORN et à Jean-Michel ZAMPARUTTI. Et si MEHLHORN a été choisi, ce n’est pas parce qu’il était meilleur mais parce que les intérêts de Geneviève MARSAUDON et de Françoise BRIAND étaient du côté de MEHLHORN…
Des méthodes pour y arriver
Le vainqueur de l’élection de 2014 ne pouvait être que le successeur de Jean MARSAUDON (mais la gauche aurait pu aussi bien s’en réclamer). Ajouté à cela un rejet de la gauche, une prime à la droite et dans l’esprit de certains que l’UMP soit la continuation du gaullisme, vous avez une liste élue par défaut et non pas sur des valeurs et un programme.
Une autre de mes erreurs sur laquelle je ne m’étendrai pas plus a été de demander des soutiens de personnes. Alors que je méprise sincèrement ceux qui n’ont aucune personnalité au point de voter en se référant au choix d’un autre… Mais en même temps, l’électeur primaire (ou électeur de base) veut des soutiens. Difficile de faire des compromis sans se compromettre.


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