Comme l’Histoire ne retient de MITTERRAND que les réformes de 1981 y associant les noms de BADINTER, DEFFERRE ou DELORS, puis le tournant de la rigueur de 1983, nous ne retiendrons de HOLLANDE que le mariage pour tous, et derrière cette réforme sociétale le nom de Christiane TAUBIRA. Face à un remaniement que l’on savait inévitable, après la claque des régionales, elle a fait le choix de partir. Un coup de génie imparable.
Elle était, avant cela, celle qui avait perdre JOSPIN en 2002. Pour les plus intellectuels, celle qui avait donné son nom à une loi mémorielle. Pour d’autres encore, une active députée guyanaise au service de l’indépendance de son territoire. Mais tout cela est désormais relégué à l’arrière-plan dans l’écriture de sa légende dorée, depuis que Christiane TAUBIRA est celle par qui, la réforme du mariage pour tous, a été rendue possible. Tout un symbole !
Le symbole de l’échec de la gauche
Finalement, gauche et droite sont autant incapables face à l’économie et à l’emploi, clamant partout à la rigueur qui n’est pourtant pas appliquée dans les budgets du Gouvernement. Reste alors le social et le sociétal sur lesquels gauche et droite sont d’accord (droite ratifiant après coup ce que gauche a proposé), la seule différence étant la vitesse d’exécution des réformes. HOLLANDE n’a rien fait pour l’économie et l’emploi, il a agi pour le « progrès » de la société.
Partir avant le remaniement
La communication était savamment travaillée : le jour, les heures des interventions, les plateaux télé, le livre… Sa démission est arrivée deux semaines avant le remaniement ce qui lui a ouvert une tribune exceptionnelle. Partir au moment du remaniement aurait trop ressemblé à un désaveu de la politique hollando-vallsienne. D’autres se seraient réjoui qu’elle soit écartée donc virée par rapport à sa liberté de ton. Elle quitte le navire avant qu’il ne se fracasse.
Déserter pour se faire oublier
En partant avant 2017, elle sait qu’on ne pourra pas tout à fait lui tenir rigueur de l’échec de la gauche qui a failli à tous ses engagements historiques, ayant renoncée à « changer la vie » et à réduire les inégalités. Elle espère aussi faire oublier ses réformes catastrophiques au ministère de la Justice par l’effet de leur laxisme : la Justice pénale, la Justice des mineurs… Les mêmes raisons qui expliquent qu’autant étaient contents de la voir partir.
Un dernier symbole de gauche
Elle était la seule femme à la tête d’un ministère régalien, ils resteront désormais tous occupés par des hommes. Elle incarnait quelque chose de la France ultramarine. Elle prenait des positions très à gauche allant même jusqu’à fréquenter les frondeurs du PS (ce qui est paradoxal pour une ancienne candidate soutenue par le PRG). Sa seule force est d’avoir transformé le mariage pour tous en combat sociétal attaché à sa personne attaquée…
L’avenir est à écrire
Un temps, elle espérait le ministère de la Culture. Mais la réforme des intermittents, la colère dans ce milieu qu’elle aurait malgré tout réussi à canaliser et surtout le besoin de détacher son image d’un échec annoncé, ont eu raison de son envie ministérielle. Elle part continuer d’écrire son Histoire, devenue une icône pour certains qui la rêvent en candidate aux présidentielles de 2017. Elle ne reviendra que ponctuellement pour essayer de faire encore plus grand.
Il faut savoir partir et Christiane TAUBIRA a magnifiquement laissé sa place. Il est seulement dommageable qu’elle ait plus travailler pour sa gloire personnelle et redorer son image, que pour la France. Il en est ainsi au Gouvernement de la République française, elle n’est pas la première et elle n’en sera pas la dernière. Joli coup d’éclat pour jolie sortie. Elle va encore faire des envieux, n’est-ce pas Arnaud MONTEBOURG ? Arnaud qui déjà ? Ministre de quoi ?

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