55 % du socle électoral de Nicolas SARKOZY de 2012 a disparu : j’en fais partie. Par sa première trahison en prétendant qu’il souhaitait l’abrogation du mariage pour tous (alors qu’il ne s’était pas impliqué dans ce combat auquel j’ai participé), il avait perdu ma voix au premier tour. Par son soutien à la révision constitutionnelle, il a perdu ma voix au second peu importe le candidat qui se trouvera face à lui. Ce sera donc blanc !
Pour autant, je ne regrette pas d’avoir souhaité sa victoire en 2007, de ce qui a pu être accompli entre 2007 et 2012, ni d’avoir voté pour lui aux deux tours de 2012. Le fait est qu’il accumule les bêtises depuis sa défaite. Je m’en fous de sa personnalité et ses promesses non tenues, c’est plutôt que je le trouve réellement détestable dans son envie de revenir au pouvoir et que je ne le sens plus animé par la France, mais uniquement par son envie de revanche.
Je suis Madeleine
Madeleine est cette électrice de l’UMP partie au FN. Et finalement, je comprends non pas qu’elle choisisse ce parti aussi nul que les autres, mais qu’elle rejette LR. Je comprends ceux qui veulent un autre système politique face à cette République corrompue et pourrie et que la vision des djihadistes progressent dans une partie de la société. Je comprends ceux qui ne veulent plus voter face à ces politiques vénaux et opportunistes à tous niveaux.
Ma vision de la défaite électorale
Je pense, à la suite d’une défaite politique, qu’il faut soit totalement renoncer (ce qui est incroyablement dur tant la politique est une drogue), soit continuer en assumant le rôle d’un vrai chef de l’opposition. SARKOZY a voulu se murer dans le silence, pensant comme Marine LE PEN aujourd’hui, que les Français ne retiendraient que le positif et oublieraient le négatif en ne le voyant plus. C’est faux et il a laissé son parti donner une pitoyable tragédie…
Ce que j’appréciais avec SARKOZY
Entre 2007 et 2012, SARKOZY était entouré de personnes déterminées (mais aussi de guignols) qui avaient permis l’application de réformes dès la victoire et de tenter des entreprises courageuses comme en 2011 la RGPP (Réforme générale des politiques publiques). Sur ses 500 promesses, il en avait tenu 110 ce qui nous change des 27 sur 60 de HOLLANDE. Lors de la crise géorgienne de 2008, il avait montré une belle image de la France et de l’Europe.
Ce que je lui reproche depuis 2012
Il raconte partout avoir changé, mais qui veut le croire ? L’inventaire de son quinquennat est populiste au possible lorsqu’il écrit regretter tout ce qui n’a pas plu aux Français. Je le trouve lâche de ne pas assumer et de cracher sur ses anciens amis. Personnellement, je ne lu tiens pas rigueur de la ligne BUISSON et je pense même qu’il aurait pu gagner avec (je n’en aurais pas moins voté pour lui). Bref, il démissionne, et encore plus avec la révision qu’il soutient.
Un problème général de la droite
Mais je n’ai pas un problème qu’avec l’homme. Plutôt avec cette droite nouvellement élue aux municipales, départementales et régionales qui se comporte de manière ultralibérale, ultra-sécuritaire et finalement démissionnaire. On arrive après la gauche, alors on coupe toutes les dépenses, on augmente les impôts, on fait plus de sécurité et on se moque de ce que pense le Peuple puisqu’il nous a élu donc donné tous les pouvoirs… Ce n’est pas ma droite.
Ne reste désormais plus que François FILLON qui me convainc à « droite » (avec Xavier BERTRAND mais qui a retiré sa candidature pour se consacrer à sa Région). Or, comme je pense qu’il ne sera pas le candidat désigné par la primaire à laquelle je ne participerai pas, je pense que lesdits républicains se passeront de ma voix. Quant à Alain JUPPÉ, je ne pense pas qu’il pourrait avoir plus de courage en 2017 que ce qu’il en a eu en 1995…

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