Le maire de Savigny fête aujourd’hui ses 50 ans. En 2017, il en aura 52 et moi 26 soit la moitié de son âge. Mathématiquement, j’ai des chances de lui survivre et de gérer sa damnatio memoriae en le mettant systématiquement face à son bilan. Retour sur la vie politique d’un personnage qui doit beaucoup au hasard et à la chance, sans oublier à l’influence de ses « proches ».
Tout commence en 1995. Jean MARSAUDON a fini d’épurer la liste de ceux qui l’ont fait gagner en 1983 et n’a gardé auprès de lui que ceux dont il n’a pas intérêt à se séparer. Vient le temps du renouvellement et d’appeler de jeunes gens, dont la « belle gueule » de 30 ans, Éric MEHLHORN. Grand, blond aux yeux clairs, et membre du CNIP, il est fait pour le rôle et passe très bien auprès du public. Il est élu conseiller municipal.
Décembre 2005 : la première élection nominale
En décembre 2005, la conseillère générale Simone DUSSART décède. Personne ne semble capable de lui succéder dans l’équipe marsaudonienne. On le lance. ALOUR, SPICHER, MARSAUDON, MÉRIGOT, COURTIN font la campagne et MEHLHORN l’emporte de justesse. Un mois plus tard, c’était le CPE (Contrat première embauche), MARSAUDON avouait lui-même qu’un mois plus tard, cette élection était perdue par la droite.
Mars 2008 : le temps des responsabilités
En même temps que MARSAUDON est réélu maire, MEHLHORN est confirmé Conseiller général même si l’écart de voix et de score s’est encore resserré en sa défaveur. Il est nommé adjoint au cadre de vie et installe les Toutounets. Il participe aussi à la mise en place de la fête des voisins, lui permettant de s’inviter chez les gens. Il raconte alors sa vie, ô combien intéressante, par exemple que son père est allemand et sa mère française et qu’il a été conçu en Angleterre.
Mars 2010 : la rupture
Lorsque Laurence SPICHER propose une première fois une augmentation d’impôts équivalente à 20 %, il la refuse sans justifier son vote. La seconde fois, il s’abstient, permettant que cette mesure soit votée. Si le malaise couvait déjà entre les spichériens et les mehlhorniens, cet acte est symboliquement le début de l’irréconciliable combat entre les deux enfants terribles du marsaudonisme qui se jalousent mutuellement.
Juillet 2012 : la déchéance
À la suite des élections législatives et du tract diffamatoire que MEHLHORN a cosigné, SPICHER le démet de ses fonctions d’adjoints. Commence une traversée du désert pour MEHLHORN dont la situation professionnelle n’est pas brillante et qui ne vit plus alors qu’avec son indemnité, ainsi qu’il s’en plaint publiquement. Mais SPICHER entre-temps exclue de l’UMP, il reste le seul candidat légitime en vue de l’investiture aux municipales.
Mars 2014 : la Renaissance
Élu par surprise grâce à un renfort de voix apparu entre les deux-tours, c’est son identité savinienne qui lui a permis de triompher de son opposant parachuté socialiste. Les deux ont aussi peu de charisme ; la seule différence est que GUYARD voulait vraiment la place. MEHLHORN l’a prise parce qu’il a été poussé à la tête de la liste par Geneviève MARSAUDON, Georges TRON et sa femme Véronique, lui qui avouait en janvier 2013 ne pas être intéressé.
Avril 2014 : la première erreur
La logique aurait voulu que le président de l’agglomération soit le maire de Savigny. Celui-ci décline l’offre et laisse la place à Robin RÉDA. Il montre de fait sa faiblesse et son suivisme car il arrivait en effet sans programme, étant persuadé qu’il n’emporterait jamais la mairie et que la ville passerait à gauche. De fait, alors qu’il est élu depuis 18 ans et a vu se monter l’intégration de Savigny à la CALPE, il n’en a pas saisi les enjeux et se trouve dépourvu et en retard.
Mars 2015 : la confirmation
Profitant du contexte national, il place son binôme en tête des élections départementales et se retrouve opposé au Front national. Il l’emporte logiquement avec plus de 70 % des voix sur Savigny et se croit alors tout permis. C’est alors qu’il va perdre tout sens des réalités et qu’il va accumuler les bêtises, aidé en cela de son directeur de cabinet Julien MIALLET qui, dénoncé par le dissident Bernard BLANCHAUD, le « manipule » à souhait.
Avril 2015 : l’erreur fatale
Se pensant invincible, MEHLHORN va procéder à des coupes budgétaires aléatoires et arbitraires qui vont dresser sa population contre lui. Son refus de communiquer et ses maladresses répétées vont finir par détourner son électorat de lui et provoquer petit-à-petit une érosion de ses fidèles. Cela se traduit aujourd’hui par un recul du score de la droite à Savigny et une réaffirmation de la gauche, de mauvaise augure pour la suite.
Décembre 2015 : Et après ?
S’étant fâché avec Georges TRON en préférant soutenir François DUROVRAY à la présidence du Conseil départemental de l’Essonne, ce premier lui en veut au point de lui promettre qu’il n’aura plus d’investiture de son parti. Si Éric MEHLHORN, qui va perdre sa vice-présidence à la CALPE, est devenu Conseiller métropolitain, il s’enferme plus dans une bulle dorée où son indemnité est au maximum à 8272 € par mois où il abandonne son rapport à Savigny.
Conclusion : les hasards sont-ils toujours heureux ?
Je ne suis pas certain qu’Éric MEHLHORN soit heureux dans sa vie, puisque ce n’est pas lui qui prend ses choix. Il n’est pas libre ainsi que nous le montre son parcours politique : il a toujours été propulsé au gré des circonstances et des influences de ses proches.
Mais dans le fond, la plupart de ses amis politiques l’ont toujours méprisé, notamment Georges TRON mais également au Conseil général. Lydia BERNET, Conseillère municipale PS, qui a travaillé avec lui me racontait aussi comment il était considéré dans son travail.
Dans tous les cas, il est vu comme un brave gars qui ne s’opposera jamais à rien et il est manipulé à souhait, certainement avec son consentement. TRON comme MARSAUDON ont toujours su qu’il n’aurait jamais la volonté de se rebeller face au système dont il vit.
Aujourd’hui, beaucoup de ses amis ou anciens amis lui crachent dessus : d’Élise ALOUR à Bernard BLANCHAUD, qui était le fidèle des fidèles. Ne restent que les flagorneurs qui continue de le couper de la réalité, qui se rappelle désormais à lui, par des critiques et des insultes.
Par son irresponsabilité, Éric MEHLHORN est aujourd’hui devenu un danger pour la démocratie, et il convient désormais de le sortir par les urnes aux prochaines élections. 20 années de politique mais combien d’années de résultats au service des habitants ? Aucune !

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