Envoyé par courriel au maire de Savigny le 15 novembre 2015 à 09 h 00
Lettre ouverte à M. Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge
Savigny-sur-Orge, le 15 novembre 2015
Avant-propos :
Ce que j’écris est fondé sur des faits établis par un grand nombre d’expériences personnelles que j’ai rendu publiques sur mon site (www.vagneux.fr). Le même scénario se répète à chaque fois. Je suis un citoyen. Je me présente en mairie de Savigny-sur-Orge pour demander un document public qui est légalement communicable. Je m’adresse à des fonctionnaires municipaux. Ils usent de tous les artifices pour ne pas me communiquer ces documents. Je formule alors une hypothèse : soit ils sont incompétents, soit ils ont reçu de la part d’Éric MEHLHORN, son maire, l’ordre de me refuser l’accès à ces documents. Je laisse la liberté à chacun de tirer la conclusion qu’il souhaite.
Dans le cas où des ordres de rétention de documents leur ont été donnés, ces fonctionnaires ne sont pas incompétents, ils sont contraints par le maire de le paraître en me refusant l’accès à des documents publics. Ils en sont mal-à l’aise dans leur pratique professionnelle qui déontologiquement consiste à appliquer la Loi. Je prends leur défense.
Monsieur le maire,
J’accuse bonne réception de votre mise en demeure en date du 13 novembre 2015 reçue le 14 novembre 2015 à mon domicile. Encore une fois, vous isolez un paragraphe de son contexte afin de détourner l’attention du fait de rétention caractérisée d’informations publiques qui s’exerce dans votre mairie. Ce n’est pas la première fois puisque vous aviez déjà essayé de me faire taire de façon similaire quant à vos pratiques discriminatoires de catégorisation de vos opposants (cf votre communiqué de presse en date du 04 juin 2015 et votre mise en demeure datée du 09 juin 2015).
Je déplore le fait que vous instrumentiez cette fois les agents communaux de la Ville de Savigny-sur-Orge pour régler le différend politique et citoyen qui nous oppose. Vous prouvez ainsi encore une fois votre grande lâcheté, qui vous a toujours fait refuser le débat d’idées avec moi ou avec vos autres opposants. Voilà bien une énième marque du caractère d’extrême-droite de nature totalitaire de votre politique qui ne supporte pas la contestation. Elle n’est pas sans rappeler les agissements de Madame SPICHER-BERNIER qui avant vous ne tolérait pas que l’on interroge publiquement et invite à la réflexion, ce que j’ai fait dans l’article contesté par vos soins.
Savez-vous lire ? Je pose des questions en employant la forme conditionnelle. Il s’agit d’une figure rhétorique qui consiste à émettre des hypothèses pour exprimer mon incompréhension du fait que le maire de ma commune ne respecte pas les lois républicaines de communication de documents publics. À cause de cela, j’en viens à devoir saisir le Préfet de l’Essonne et la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs). Trouvez-vous normal que je sois bloqué dans mes demandes d’obtention de documents publics ? Cela ressemble effectivement soit à de l’incompétence soit à de la malveillance, et j’aurais donc le tort de chercher à qui en incombe la responsabilité !
Alors bien sûr que non, je ne mets pas en doute la capacité des agents communaux parce que j’ai déjà ma petite idée de la personne qui fait obstruction à mes demandes. Seulement je n’ai aucune preuve pour pouvoir vous accuser directement, et vous vous doutez bien que les fonctionnaires de la Ville qui témoignent en off, ne se risqueront pas à vous dénoncer publiquement. Permettez-moi sinon d’avoir des doutes quant au fait que les syndicats des personnels communaux osent crier cette situation au vu de leur appel au calme lors du Conseil municipal du 10 juin 2015. Quant au CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), un de ses membres, qui fait le lien avec la population lorsqu’un citoyen demande à contacter cet organe, est votre ami sur Facebook. Il se permet même quelques familiarités avec vous sur ce réseau social, ainsi que je l’ai prouvé sur mon blog.
En réalité, je me moque effectivement des réponses commandées qu’on demande aux fonctionnaires de me faire pour refuser d’accéder à mes demandes. Une personne jointe au téléphone par l’accueil qui tout à coup n’a jamais été à la mairie ce jour. Monsieur Stéphane DAVIN qui ne peut pas noter mes demandes et me dit qu’il les oubliera le temps de remonter l’escalier. Votre cabinet qui me demande de prendre rendez-vous pour pouvoir consulter le recueil des actes administratifs… Puisque vous semblez être un lecteur assidu de mon site, je vous invite à relever les dizaines de motifs de refus qui m’ont été adressés.
Évidemment, vous ne pouvez pas savoir ce que c’est que d’être dans l’opposition municipale, puisque votre dissidence de mars 2010 à mars 2014 fut aussi molle que votre mandat aujourd’hui. Je me présente en mairie, on ne peut pas prendre mes demandes citoyennes, il n’y a jamais le bon fonctionnaire qui peut emporter la décision. Vous n’êtes jamais disposé à me recevoir. Votre cabinet ose se plaindre de mes demandes de documents publics ; vous aussi, comme en témoigne notre dernière conversation téléphonique. Votre mairie de 478 agents est incapable de faire face à une dizaine de mails mensuels de demandes diverses de ma part…
Si vous n’étiez pas malhonnête intellectuellement, vous m’accuseriez de diffamation pour l’intégralité de mon article et pas uniquement pour cette introduction. Vous réfuteriez le fait que la continuité administrative ne fonctionne effectivement pas dans ce cas. Vous comprendriez alors que je ne vise pas les agents de la commune de Savigny-sur-Orge (dont au contraire, je défends la liberté de travail contre les ordres absurdes de leur hiérarchie) mais bien vos pratiques vexatoires et discriminantes envers ma personne. Là aussi, vous pouvez répondre que je vous diffame. Pourtant, vous n’attaquez pas mes autres articles qui relatent les échecs de mes testing citoyens. Ce seront ces mêmes preuves écrites et audio-phoniques que je serai amené à fournir pour justifier mes hypothèses si vous souhaitez aller au procès, et continuer de médiatiser votre cas.
Le 05 novembre 2015 au matin, je me suis rendu en mairie pour vous demander communication du budget supplémentaire 2015 et du Plan local d’urbanisme de la Ville. Ces deux documents sont publics et ont été présentés lors de séances publiques du Conseil municipal. Cette dernière demande faisait suite à notre entretien téléphonique du 04 novembre 2015. Je vous l’avais déjà fait parvenir par courrier déposé au secrétariat général de la Commune le 26 septembre 2015. Je me suis encore déplacé aux services techniques ce vendredi 13 novembre 2015 et je ne l’ai pas plus obtenu. Car c’est vous qui bloquez pour ne pas que je publie ce document. Pourquoi ? Dans quel but ? Je n’aurais jamais écrit cet article et vous n’auriez pas eu à dépenser les frais d’huissier, pour faire constater mes propos, aux bons soins du contribuable, si seulement vous aviez répondu à temps à ma demande… Pouvez-vous seulement le comprendre ?
Ensuite, je m’étonne de votre soudaine défense, de circonstance, de la considération des agents municipaux saviniens. N’est-ce pas vous qui avez imposé à un poste de responsable administratif la compagne de M. Jacques PATAUT, votre deuxième maire-adjoint, qui est mystérieusement arrivée en mairie le 28 juin 2014. Vous ne saviez sûrement pas et vous ne vous êtes pas rendus compte qu’elle prenait la place d’autres ? Une fois de plus, vous avez dû traiter ce dossier avec autant de légèreté que le reste. Cela relève de l’impudence.
Est-ce qu’on peut sinon parler de l’inhumanité avec laquelle vous avez licencié 59 agents communaux en cette année 2014, en poussant le cynisme à nier tout licenciement dans une interview du 17 juin 2015 sur la station Radiorézo, puis en faisant livrer des lettres de licenciements aux assistantes maternelles de la crèche familiale par la Police municipale la semaine suivante ? Comment pouviez-vous ne pas savoir ?
Est-ce qu’on peut aussi discuter de la lettre du 28 avril 2015 dans laquelle vous assurez que l’activité du centre de vacances de La-Tranche-sur-Mer ne peut pas être maintenue à cause de « l’émotion que cette décision (de fermeture) suscite auprès des agents communaux et qu’ils ont exprimée », et qui rend responsable, selon vous, la Ville de Savigny, de ne pas être « en mesure d’assurer dans des conditions de qualité et de sécurité satisfaisantes l’accueil des jeunes au mois d’août prochain ». Les employés communaux ne livrent pas la même version et certains ont même porté l’affaire de leur licenciement près le Tribunal administratif de Versailles.
Ainsi, vous me reprochez que ledit article du 5 novembre 2015 vise les agents de la commune de Savigny-sur-Orge. Il n’en est rien. Il dénonce les problèmes de continuité administrative au sein de la mairie de Savigny-sur-Orge comme l’indique son titre. Et votre mairie est très mal gérée, pour qu’au bout d’un quart de votre mandat, tout aille de mal en pis. Où sont les promesses de changement de gestion d’un Éric MEHLHORN candidat, formulées dans votre programme et oralement aux portes des Saviniens ? Votre mairie n’est d’ailleurs pas sûre pour vos employés puisque les cartes nationales d’identité de vos administrés peuvent s’y faire voler en toute impunité !
Éric MEHLHORN, vous n’atteindrez pas à ma liberté de penser en m’empêchant d’émettre des idées. En conséquence, je vous informe que je ne procéderai pas à la suppression demandée et j’attends sereinement que vous donniez suite à cette affaire. Je m’expose en conscience à toutes les sanctions encourues par le délit de diffamation publique dès lors que le caractère diffamatoire serait reconnu à mes propos. En attendant, je renouvelle ma confiance et ma considération aux agents de la Ville de Savigny-sur-Orge et je les plains sincèrement de devoir travailler dans l’ambiance que vous leur imposez par votre incompétence notoire.
Je comprends bien que ma démarche vous dérange, mais n’est-ce pas vous qui citiez Georges CLEMENCEAU dans votre discours de vœux du 17 janvier 2015 : « Gloire au pays où l’on parle. Honte au pays où l’on se tait. » ? À Savigny-sur-Orge, nous parlerons et vous pourrez utiliser tous les moyens légaux et tous les avocats-conseils, que vous rémunérez aux frais de la commune, pour me bâillonner, je continuerai car vous ne me faites pas peur. Nous n’aurons donc pas applaudi en vain le 17 janvier 2015 pour « continuer de vivre et d’avancer ». La liberté d’expression et le droit de poser des questions resteront garantis à Savigny-sur-Orge.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de ma considération la plus distinguée. Elle va naturellement à la fonction, pas à l’homme.
Olivier VAGNEUX


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