C’est une évidence dont le maire de Savigny ne semble pas avoir conscience. En fermant des structures qui, bien gérées, auraient pour certaines, permis de rapporter des bénéfices, on se prive de recettes. On se prive également d’aides sociales de l’État qui ont été pensées pour aider à maintenir ces structures sociales ouvertes.
Éric MEHLHORN agit comme un empereur romain du Bas empire. Eux aussi avaient besoin d’argent, alors ils vendaient les terres agricoles de l’empire qu’ils possédaient jusque-là et sur lesquels ils prélevaient un impôt grâce au fermage. Alors ils avaient moins d’argent, donc besoin de plus d’argent, alors ils vendaient plus de terres. Et puis 476. Et puis plus de Romains…
Le coût du social
Je plaide en faveur d’une traçabilité de l’impôt, que chaque Savinien sache où va son argent. Personnellement, je préfère un euro dépensé pour permettre aux gamins de Savigny de faire du sport l’été qu’un euro pour payer des fleurs que je ne prendrais pas le temps d’admirer. Alors évidemment, le social nous coûte, mais c’est aussi pour cela qu’on paye des impôts…
L’équilibre du budget
Si Savigny décide de dépenser 10 millions € pour ses affaires sociales, alors il va falloir compenser cette somme avec des recettes. Parmi ces recettes, il y a des aides sociales. Si Savigny arrête de dépenser 10 millions pour le social, elle n’économise pas 10 millions de recettes mais 8 ou 9 puisque l’État lui donnera moins. Donc concrètement, elle y perd…
Qu’est-ce qu’une bonne gestion ?
Une administration transparente dans laquelle on comprend les dépenses et les recettes. Une gouvernance intelligente dans laquelle on ne paye pas des gens à ne rien faire et on ne laisse pas des locaux fermés quand on pourrait les ouvrir. Une direction dans laquelle on est attentif à innover, à ce qu’en pensent les usagers et aux réussites des structures similaires voisines.
Le secteur social sera toujours déficitaire
Une politique sociale consiste à permettre à des personnes d’accéder ensemble à ce qu’elles ne peuvent pas financer seules. En coupant dans les dépenses, les plus riches peuvent toujours se payer leurs activités. Mais pas les plus pauvres qui auront besoin de telles politiques. On peut donc plutôt penser à des politiques sociales économes plutôt que pas de social du tout.
Que pouvait-on faire d’autre ?
Gérer autrement notamment la Savinière dont on aurait pu ramener le déficit à 400 000 € annuels au lieu de 900 000 €. Faire attention par rapport aux autres sources de dépenses. Transférer intelligemment à l’agglomération ce dont on pouvait penser qu’elle pourrait bien s’occuper (même si c’est dur avec la CALPE qui est aussi mal gérée que Savigny, par les mêmes).
MEHLHORN n’est pas de droite
En agissant comme un boucher tranchant dans le vif, Éric MEHLHORN nous a juste montré qu’il n’était pas de droite car la droite est par définition productiviste. En fermant ces structures, MEHLHORN réalise quelques économies sur son budget mais appauvrit la Ville d’un argent qui allait dans le public donc revenait à la Ville, et qui ira maintenant dans le privé… CQFD
Finalement, lorsqu’on additionne le budget primitif et le budget supplémentaire 2015, Savigny n’a connu qu’environ 400 000 € de pertes de recettes cette année, qui auraient largement pu être compensées par des mesures d’économies simples. Une seule symbolique aurait suffi : revoir notre gestion de la Savinière. Mais nos élus en ont décidé autrement. Idéologie ?
Comme toujours à Savigny, on déclare fermée des structures quelques jours après plutôt que d’annoncer qu’on les fermera à telle date…








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