Parmi les sujets sensibles à Savigny-sur-Orge figure en bonne place la rénovation urbaine du quartier de Grand-Vaux. Nombreux sont ceux qui ont intérêt à verrouiller cette rénovation devenue objet de lutte entre les bailleurs, les politiques, les syndicats, les associations de consommateurs, les associations d’éducation populaire et enfin, peut-être les habitants quand ceux-ci ne jouent pas un trouble jeu.
Qu’il est loin ce Grand-Vaux des années 1960, quartier le plus côté de Savigny lorsque tous les ménages qui venaient d’emménager dans des bâtiments neufs, y avaient l’électricité et l’eau courante, ce qui n’était pas encore le cas sur tout le Plateau de Savigny. Et l’idée que Grand-Vaux puisse redevenir « the place to be » à Savigny, après la rénovation qui devrait s’achever vers 2025, a tôt fait d’exciter l’attention de tous ceux qui pourraient en profiter.
Le Conseil citoyen de Grand-Vaux
Parce que trois semaines d’altercations dans les cités françaises en 2005 ont donné conscience à l’État que la politique de la Ville ne pouvait plus se résumer à demander aux habitants de quelle couleur ils souhaitaient qu’on repeigne leur barre HLM, il a été décidé de créer des Conseils citoyens dont voilà le cadre de référence. Mais derrière l’apparente volonté d’impliquer la population se cache une première sélection de citoyens qui ne serait pas innocente.
Rappelons-nous cette réunion de la député SAS le 05 février au cours de laquelle deux habitants de Grand-Vaux avaient fait savoir qu’ils avaient postulé en vain. Souvenons-nous des réunions informatives qui parlaient de 21 personnes en trois collèges (et non pas de 27 en deux collèges). Interrogeons-nous de savoir pourquoi le Secours catholique ne peut pas y être présent mais que le PS et l’extrême-gauche peuvent y siéger.
La Ville est censée se limiter à gérer la logistique du Conseil citoyen. Pourquoi compte-t-il parmi ses membres des employés de mairie ? Pourquoi est-ce l’IFAC qui en assure la coordination quand cette association reçoit 750 000 € en 2015 pour l’animation des maisons de quartier. Rappelons également le caractère politique de l’IFAC (marqué à droite) que Laurence SPICHER-BERNIER a installé en 2009 pour remplacer les « Deux rivières » et s’assurer les bonnes grâces de l’UMP.

L’honnêteté intellectuelle de Nicolas RAJANOARISON mise en doute
Ce Monsieur rejoint ainsi des personnes comme Samuel BAROUKH ou Maud OLIVIER au rang des cumulards malhonnêtes. Ces deux politiques se faisaient élire comme sénateurs suppléants, puis comme ils n’avaient pas la place allaient essayer de se faire élire député. À Savigny, Nicolas RAJAONARISON est potentiellement Conseiller municipal puisqu’élu en 21e position sur la liste GUYARD où il affichait alors son appartenance au PS.
Celle de Didier CADRECHA ne vaut pas mieux
À Olivier VAGNEUX qui n’a pas été élu, on reproche son engagement citoyen. À Didier CADRECHA qui n’a pas plus été élu, on ne reproche pas son engagement partisan au POI (parti ouvrier indépendant), cherchez l’erreur. En réalité, rappelons aussi que la CNL (Confédération nationale du logement) est liée au Front de gauche – allez voir les tracts qu’ils affichent dans leur local – la Ville et l’État se partagent les postes pour diviser les intérêts.
Une coordination étonnante
Alors que le Préfet est en charge de s’assurer de la bonne organisation du Conseil citoyen, son délégué M. Yves BOUCHET tient une version A tandis que Christelle FAURE, Chef de projet à la Politique de la Ville de Savigny donne une version B et que Cyril MIGAUD, responsable de l’IFAC à Savigny, livre une version C. Tandis qu’il existe un cadre de référence, il n’est pas valable par rapport à la publicité des séances, mais cité par rapport au caractère apolitique.
Des séances publiques mais interdites au public
Le cadre de référence des Conseils citoyens précise pourtant dans son titre IV, partie 2, rubrique « organisation et suivi des travaux », la mention suivante : « Le conseil citoyen peut se réunir selon un rythme qu’il définit lui-même, dans différentes formations, notamment en séances plénières : celles-ci sont ouvertes à tous les membres mais également aux habitants et associations du quartier qui n’en sont membres mais souhaitent participer aux débats.«
Qu’en dit le règlement intérieur ?
Mais Christelle FAURE nous dit que le Conseil citoyen est doté d’un règlement intérieur qui ne prévoit pas le caractère public desdites assemblées plénières. Sauf que lorsque nous demandons copie dudit règlement intérieur, il nous est répondu que nous ne pouvons pas le consulter car nous ne sommes pas membres du Conseil… Et que ce sera au Conseil citoyen de décider de l’ouvrir en le rajoutant dans son ordre du jour, qui est pour l’instant fixé par l’IFAC…
Le contrat de Ville (http://issuu.com/lesavinienlibere/docs/contrat_de_ville_intercommunal_2015)
Les membres du Conseil citoyen ne l’ont obtenu que le 25 septembre 2015 lorsque j’ai pu en prendre possession le 17 juillet. Lorsque je demande plusieurs des documents travaillés par les membres du Conseil citoyen, on m’affirme qu’on leur a demandé de ne pas en faire de copies mais qu’il leur est réservé à disposition à la mairie. Pourquoi les membres du Conseil citoyen connaissent-ils une rétention d’informations qu’ils pourraient diffuser ?
Le problème de la communication
Tout ce qui est opaque cache quelque chose. Pourquoi autant de secrets, sinon pour privatiser la rénovation de Grand-Vaux entre des gens qui peuvent à leur guise raconter n’importe quoi ? Ainsi, un membre du Conseil citoyen prétend que ledit Conseil soutient l’action du collectif Sauvons l’enfance de Savigny. De l’autre côté, tant des membres du Conseil absents que les habitants se plaignent de ne pas être informés. Où sont les compte-rendus officiels ?
De la question des modalités de rénovation
Au sein du Conseil citoyen, certaines personnes font savoir leur opposition complète au projet dès lors qu’il ne permettrait pas la reconstruction des 804 logements actuels, sinon qu’il forcerait le départ de certains à partir du moment où il y aurait de l’accessibilité à la propriété et que ces gens ne pourraient pas racheter leur logement refait. Le blocage qu’entretiennent ces personnes est un formidable outil de menace que certains ont intérêt à instrumentaliser.
Du misérabilisme comme couverture
Alors que certains acteurs de la concertation qui a permis l’écriture du diagnostic avouent aujourd’hui avoir été poussé à jouer dans le misérabilisme pour obtenir plus de fonds de l’État, de plus en plus d’habitants de Grand-Vaux n’ont de cesse de prétendre qu’ils sont isolés et rejetés par le reste de Savigny. Cette posture leur permet de réclamer un traitement particulier alors qu’ils ne sont pas les plus malheureux et de garder pour eux ce que l’État propose.
Du jeu de chacun
Ainsi l’État pourra plus facilement imposer son projet, avec l’aide de la Ville, lorsqu’arrivera la dernière extrémité pour se décider. Soit on suit le projet de la CNL plusieurs fois acceptés par les habitants dans des pétitions citoyennes et on a peu d’argent, soit on vise les 50 millions € de l’ANRU. Le Conseil citoyen verra les intérêts du quartier. La Ville l’a bien compris, elle bloque les travaux de rénovation des écoles de Grand-Vaux pour les faire payer sur le dos de la rénovation… Et du contribuable…
50 millions €
Certains s’imaginent déjà que Savigny va toucher cette somme alors que 200 quartiers prioritaires avec des besoins plus importants qu’à Grand-Vaux sont aussi sur les devants. Toujours est-il que beaucoup pensent pouvoir établir à Grand-Vaux toutes les infrastructures absentes ou que le maire de Savigny fait disparaître (MJC, crèche, cinéma). Mais une fois que le Préfet aura acheté la paix sociale, il ne viendra pas la financer et la Ville se retrouvera dépassée.
Des pressions diverses
Le 17 mars 2015, j’organisais dans le cadre de ma campagne départementale, une réunion politique à Grand-Vaux à laquelle je n’eus qu’un groupe de représentants de la CNL prétendant parler au nom des habitants. Leur message était simple : je dois fermer ma gueule parce que je n’habite pas Grand-Vaux. Ne soyons pas étonnés en fonction des noms qui vont être élus ce mardi 3 novembre 2015 au bureau du Conseil citoyen avec certaines complicités…
Divergences
Rappelons ce que j’écrivais dans Le Parisien pendant la campagne des municipales concernant la rénovation urbaine que j’aurais voulu faire courir tout du Sud de Savigny ou sur l’IFAC. Parce que je suis un acteur réellement indépendant, on ne peut pas m’instrumentaliser donc je fausse les équilibres en jeu. Pour preuve, l’intolérance qui pousse au rejet de ma demande d’assister au Conseil citoyen. Mais nous poursuivrons notre travail de transparence.
Bonjour Monsieur,
Je vous remercie de l’intérêt que vous portez aux travaux du Conseil Citoyen.
Néanmoins, comme vous me l’avez indiqué dans un mail précédent, les séances du conseil citoyen ne sont ouvertes qu’aux habitants du quartier ou aux représentants d’associations œuvrant sur le quartier. N’étant vous-même ni habitant de Grand Vaux/Grand Val, ni membre élu du bureau du Secours Catholique, vous ne pouvez pas à mon sens représenter cette association et assister aux travaux du Conseil citoyen.
Par ailleurs, lors de ma rencontre avec Monsieur Mathurin, Préfet Délégué pour l’Egalité des chances, le 28 septembre dernier, celui-ci m’a demandé de porter une attention toute particulière au respect du caractère « apolitique » de cette instance (visé par le cadre de référence). Aussi compte tenu de votre engagement politique caractérisé, je crains que votre participation aux travaux du conseil puisse aller contre la satisfaction de cet impératif.
S’agissant des modalités de convocation des Conseillers, le règlement intérieur du conseil citoyen dispose d’un envoi des convocations, au plus tard, 5 jours en amont de chaque réunion. Pour ce qui est de l’assemblée plénière du 3 novembre prochain, les convocations ont été envoyées par mes soins le 22 octobre 2015, soit 12 jours au préalable, par voie de mail et par courrier postal.
Concernant vos interrogations sur la désignation des conseillers membres, sachez que conformément au cadre de référence des conseils citoyens, les conseillers ont été nommés suite à un appel à candidature (tous les conseillers volontaires ont été nommés soit 27 personnes), lui-même précédé d’une campagne d’information auprès de la population (tractage, affichage, courriers), et de deux réunions publiques expliquant aux habitants le rôle du conseil et les invitant à s’investir au sein de ce dernier.
Enfin, je préciserais s’agissant du contrat de ville que les conseillers ont reçu celui-ci par voie de mail. Je l’ai personnellement fait suivre le 25 septembre 2015, sachant qu’en amont de cet envoi, Mme Faure en qualité de responsable politique de la ville, avait proposé aux conseillers le souhaitant de pouvoir consulter le document en Mairie.
Si toutefois certains conseillers trouvaient que des dysfonctionnements troublaient le bon fonctionnement du conseil citoyen, je vous invite à leur demander de m’en faire part directement afin de pouvoir dissiper les éventuels malentendus.
En vous remerciant,
Cordialement,
Cyril Migaud
Coordinateur du Conseil Citoyen



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