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Voilà le courrier que Valérie PÉCRESSE, candidate des républicains, de l’UDI et du MODEM, a envoyé à toutes les associations loi 1901. Dans cette missive, elle « réaffirme son soutien aux associations franciliennes et présente les différentes mesures qu’elle souhaite mettre en oeuvre pour renforcer le soutien de la région à ces dernières. Cette dynamique nouvelle sera fondée sur une double exigence de clarté et d’efficacité. » Tout le contraire de MEHLHORN.
J’ai donc coloré toutes les parties du courrier qui méritent l’attention du maire savinien qui fait l’inverse de la ligne de son parti. Après, ne soyons pas dupes, PÉCRESSE élue ne respectera pas ses promesses d’autant que pour une prétendante à la Région, on préférerait en général qu’elle nous parle de la compétence obligatoire de l’aménagement du territoire plutôt que de la manière dont elle dilapidera notre argent pour permettre à certains de vivre subventionné.
Alors puisque les associations sont importantes pour Valérie PÉCRESSE, Éric MEHLHORN va revoir en transparence sa politique associative locale et redonner de l’argent à la MJC. Il va aussi retravailler sa critérisation des subventions aux associations sportives. Il va se bouger pour trouver des subventions (notamment départementales) que la Ville peut aussi obtenir et enfin, il va trouver des locaux à l’intention de nos associations. Il nous doit tellement plus.
Paris, le 22 octobre 2015
Madame, Monsieur,
Au cœur de notre société, les associations jouent un rôle irremplaçable sur les terrains les plus divers : action sociale et entraide de proximité, vivre-ensemble, solidarité entre les générations et avec les personnes malades ou handicapées, jeunesse et éducation populaire, culture et transmission des savoirs, sport et loisirs, développement local, cadre de vie, etc.
Il existe en Ile-de-France quelque 210 000 associations de toutes tailles qui emploient plus de 300 000 salariés et peuvent compter sur le dévouement de plus de deux millions de bénévoles.
Je regarde donc votre action comme très précieuse pour la préservation des liens humains et sociaux dans notre région. Mais je crois aussi que nous vous devons beaucoup plus.
Depuis le début de mon engagement public il y a douze ans, ma vie politique s’est nourrie d’un dialogue approfondi avec toutes les associations que j’ai été amenée à rencontrer. Pour avoir été présidente d’une association vouée à la lutte contre l’échec scolaire, je mesure combien est difficile l’engagement associatif au quotidien.
J’attache donc une importance capitale à la qualité des relations qui doivent exister entre la Région Ile-de-France et le tissu associatif francilien dans toute sa diversité. Plus de 98 % des 210 000 associations franciliennes n’ont jamais reçu un euro de la Région. Si je suis élue présidente du Conseil régional, j’entends renforcer le soutien de la Région aux associations franciliennes. Cette dynamique nouvelle sera fondée sur une double exigence de clarté et d’efficacité.
I – Nous vous devons plus de transparence
Renforcer le soutien de la Région aux associations franciliennes, c’est d’abord lutter contre les gaspillages de manière à dégager des ressources permettant de financer des actions qui se situent dans le cœur de compétences de l’institution régionale.
Je désignerai au sein de l’exécutif régional un élu qui sera l’interlocuteur des associations.
Dès le début du mandat et après une concertation conduite par cet élu avec les milieux associatifs, je proposerai à l’assemblée régionale des règles claires d’attribution des subventions, sur la base d’une logique de projet plutôt que de guichet. Je sanctuariserai naturellement les subventions aux organismes de formation et aux associations reconnues d’utilité publique. Dans un souci de justice, il sera mis fin aux attributions de subventions qui relèvent davantage du clientélisme politique que de l’intérêt des Franciliens. Il sera parallèlement mis fin aux attributions de subvention aux associations qui n’auront pas respecté leurs obligations légales de présentation comptable.
Je veillerai en deuxième lieu à offrir aux associations, chaque fois que cela sera faisable et pertinent, la plus grande visibilité possible en contractualisant avec elles sur trois années consécutives leur partenariat avec la Région.
Qui dit engagement de la région dit, en troisième lieu, contrepartie citoyenne. Je propose que toutes les structures bénéficiaires de subventions régionales –au premier rang desquelles les associations- prennent l’engagement d’accueillir en leur sein pour un stage d’au moins deux mois, rémunéré ou non dans le respect des dispositions de la loi, un jeune en formation ou en démarche d’insertion professionnelle en Ile-de-France (voire plusieurs jeunes selon le volume de subventions reçues).
Enfin, parce que le soutien officiel de la Région compte parfois autant, sinon plus, que l’attribution d’une subvention, je développerai les parrainages et les labels régionaux permettant de valoriser et de faire connaître les initiatives d’excellence des Franciliens. J’accompagnerai les associations labellisées pour qu’elles aient accès à des sites de « crowd funding » (financement collaboratif) pour augmenter leurs ressources.
II – Nous vous devons plus d’efficacité
L’efficacité, c’est d’abord la volonté et la capacité de mobiliser au profit des initiatives franciliennes tous les concours financiers possibles.
Tel est en particulier le cas des aides et crédits communautaires apportés par l’Union européenne aux régions d’Europe.
Force est hélas de constater que le Conseil régional d’Ile-de-France est le champion des subventions perdues. Alors qu’il avait été, en 2008, investi par l’État de la compétence d’aller chercher à Bruxelles quelque 117 millions d’euros de subventions potentielles utiles notamment à la formation, à l’emploi et à l’économie sociale et solidaire, il s’avère, sept ans plus tard, que près de la moitié de cette manne, soit 49 M€, a été perdue faute que le président du Conseil régional ait su présenter à temps des projets éligibles. Autant d’occasions gâchées pour les associations qui auraient pu bénéficier de ces crédits.
L’Ile-de-France est la dernière des régions françaises pour les financements européens. Ce n’est pas admissible, et j’entends organiser de manière plus professionnelle les démarches de la Région en direction de la Commission européenne.
J’aurai, en deuxième lieu, le souci d’améliorer les relations qu’entretiennent les associations avec les élus régionaux comme avec les services de la Région et de mettre en œuvre des mesures de simplification de l’instruction administrative de leurs dossiers.
A cette fin, je demanderai à chaque conseiller régional d’assurer, dans le territoire de référence qui lui aura été assigné, une écoute active et attentive du tissu associatif. Je souhaite que la Région soit plus proche et plus réactive.
Je veillerai, en troisième lieu, à ce que les subventions et aides du Conseil régional soient effectivement transférées à leurs bénéficiaires dans le mois qui suit leur attribution en commission permanente et non plus, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, de nombreux mois après le vote de la délibération correspondante. Un plan de formation des bénévoles associatifs se révèle nécessaire à l’échelle de la région. Je le mettrai sur pied territoire par territoire.
Enfin, et parce que je sais combien les associations ont besoin de locaux pour mener leur action, j’explorerai toutes les possibilités de mettre à leur disposition des locaux relevant de la Région, en particulier ceux des lycées, à certaines heures et dans les conditions les plus appropriées.
Au moment où le gouvernement impose aux communes et aux départements des coupes budgétaires sans précédent, il est crucial que la Région continue à jouer tout son rôle auprès du monde associatif.
Tels sont, Madame, Monsieur, les différents éléments du pacte que je souhaiterais conclure avec les associations franciliennes pour la mandature à venir si les Franciliens m’accordent leur confiance.
Sur tous ces points ainsi que sur ceux qui vous tiennent à cœur, je vous suggère de me faire connaître vos commentaires et vos attentes soit par mail, soit en m’écrivant, soit en téléphonant à mon siège de campagne dont les coordonnées sont mentionnées ci-dessous.
Soyez assurés que ma volonté et celle de mes colistiers est bien de conforter le rôle des associations et leurs moyens d’action.
Je me tiens à votre disposition et vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de toute ma considération et de mon entier dévouement.
Valérie Pécresse


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