Instant de campagne qui m’a fait sourire ce matin. Le PS de Savigny-sur-Orge n’a pas de problème pour arracher les affichettes du collectif Sauvons l’enfance de Savigny, mais ne se risque pas à enlever les affiches du cirque, qui est pourtant bien visible dans la commune. Du coup, cela donne une situation cocasse.
Je n’ai jamais apprécié Claude BARTOLONE qui comme tant d’autres socialistes, n’a rien d’un homme de gauche. Tout le monde n’habite pas en effet une maison de 380 m² construit par un cabinet d’architecte au patron duquel on a remis la légion d’honneur. Une maison avec vue sur Paris qui n’a coûté que la modique somme de 1,8 ou 1,9 million d’euros.
Être de gauche passe naturellement par un combat de la droite. BARTOLONE lui a préféré flinguer les communistes en Seine-saint-Denis, moyenne en quoi pour la première fois de son histoire, le département compte plus de communes à droite qu’à gauche… Alors après avoir détruit la gauche dans son département, veut-il le faire à la Région ? Le FN serait content.
Rappelez-vous son sketch du haut de son perchoir le jour du vote du mariage pour tous : « Sortez moi ces excités de l’Assemblée. Sortez-moi ces ennemis de la démocratie« . Une belle loi dite « catégorique » sur laquelle le CESE (Conseil économique, social et environnemental – 37,5 millions € de budget) refuse de donner un avis.
Quelle est la priorité de Claude BARTOLONE à la Région ? En changer le nom pour rajouter Paris. Quel est son programme ? Continuer tout en proposant une « Île-de-France plus humaine ». Ce qui ne veut rien dire. Et pendant ce temps de campagne, on continue à être payé 5500 € (fois trois plus les avantages) pour sa présidence de l’Assemblée nationale.
Nous pourrions continuer des heures à taper sur le très mauvais choix du PS aux régionales. Il suffit de regarder son manque de charisme aux émissions télé qu’il enchaîne pour s’en rendre compte. Au moins, HUCHON respectera les statuts du PS et ne se représentant pas pour un quatrième mandat. Cette renonciation fut dure, pas tant que la campagne qui arrive.
Terminons en citant Coluche : « J’arrêterai de faire de la politique quand les politiciens arrêteront de nous faire rire ! » Le problème est qu’ils nous font plutôt pleurer en ce moment, vu qu’ils attendent que tout s’améliore de soi-même. Mais nous n’avons encore pas toucher le fond, nous pouvons couler plus…

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