« Et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10,10) © Extrait de couverture du livre de Mgr Guy HERBULOT
Mehlhorniens, franc-maçons, socialo-communistes, bien-pensants… ne vous réjouissez cependant pas trop vite, je n’ai pas prévu de mourir de suite. Je dois au moins tenir jusqu’en 2020 pour veiller à ce que Savigny se débarrasse de son incompétent et inutile édile. Cela étant écrit, puisque nos prêtres n’ont plus le temps de présider des obsèques de paroissiens engagés mais qu’ils peuvent prendre quelques heures pour des communistes bouffeurs de curés qui ne fréquentaient pas l’Église, je désire qu’ils épargnent leur temps avec mon cas. Coup de gueule contre une Église soit masochiste soit plus chrétienne que je ne le serai jamais.
Je profite de cet article pour préciser que si je meurs jeune (ou suis en état de mort clinique), je souhaite que soient donnés mes organes, de manière à avoir au moins accompli une chose utile sur cette Terre. Mes amis opposés au don me diront que cela ne sert à rien de prolonger la vie de personnes déjà condamnées et que cela ruine la Sécu. J’ai la faiblesse, parce que chrétien, de croire que chaque minute de vie (de gagné) est importante pour ce qu’elle nous permettra de vivre. Y compris la souffrance car je pense que la vie n’est pas que la joie de se porter bien, et que c’est trop facile de débrancher au premier problème. Voilà ma vision.

La co-responsabilité prêtres-laïcs
La plupart des prêtres qui n’ont pas connu la rupture apportée par Vatican II regrettent une époque où le curé était un personnage respecté dans la société. De fait, ils veulent tout régenter et s’opposent aux propositions des laïcs. En Essonne, les équipes animatrices sont ainsi devenues des chambres d’enregistrement des idées des prêtres. Je préfère un laïc compétent et humain car formé pour présider mes obsèques qu’un prêtre ennuyeux qui ne sache pas prêcher.
De la superstition avant toute chose
Les obsèques ne sont pas un sacrement chrétien. Je trouve anormal que nos prêtres refusent de dégager du temps pour les obsèques de personnes qui ont consacré une partie de leur vie à l’évangélisation (dans son sens le plus large à commencer par celui d’observer une vie chrétienne), ou même pour les baptêmes et mariages qu’ils confient à des diacres. Mais qu’ils se déplacent pour ceux qui demandent l’Église » juste au cas où il y aurait un Dieu qui existe » après avoir passé leur vie à casser du curé.
Du visage de l’Église au visage du Christ
Si nous pouvons comprendre que ce sont d’abord ceux qui ne fréquentent pas l’Église qui demandent un prêtre, alors je fréquente trop nos curés pour en vouloir un à mes obsèques. Il serait égoïste de ma part de vouloir un curé alors que tous les Hommes, par le baptême, sont consacrés « prêtres« . Enfin, je pense que nos prêtres ont plus à faire du côté des vivants qu’aux côtés des morts. Jésus est assez explicite là dessus : « Laisse les morts enterrer leurs morts« . (Mt 8,22) Donc commençons par nous appliquer ce à quoi nous disons croire !
D’une politique de l’Église
En réalité, l’Église catholique est encore capable de trouver des prêtres… Mais quand ça l’arrange. Cela aurait fait tache qu’il n’y ait pas de prêtre à une cérémonie d’obsèques un mercredi à 15 h 00 en présence d’une députée qui n’est ainsi pas à l’Assemblée nationale pour la séance de questions au Gouvernement. Personnellement, je pense qu’il faut d’abord respecter la volonté des défunts avant celle de la famille. Sinon leur permettre la cohérence de leur vie par-delà la mort. Si tu as bouffé du curé toute ta vie, ce n’est pas pour qu’un bénisse ta dépouille… Ou alors ta vie n’a eu aucun sens, ce que j’en pense…
D’une idée de la vie et de la mort
À 23 ans, je suis chrétien pour avoir une réponse aux questions de la Vie : D’où je viens ? (Du ventre de ma mère) Pourquoi je vis ? (Parce que l’assemblage de cellules que je suis me le permet) Quelle est ma mission sur cette Terre ? (Purger Savigny-sur-Orge de sa clique politique). Je m’intéresse aussi aux questions de la mort mais je n’y pense pas en permanence. Être chrétien, c’est faire confiance à Jésus quant à la promesse de Résurrection, sans qu’on ait aucune preuve matérielle qu’elle soit. C’est comme avec l’Amour, notre conscience nous fait sentir que c’est mieux que la haine, alors on fait pour la vie des autres.
Des prêtres qui ne vivent plus avec leur temps
Personnellement, je me heurte régulièrement avec certains prêtres (et quelques évêques) qui refusent que les laïcs puissent s’organiser comme dans les premiers temps. Mais elle est révolue l’époque du prêtre de clocher. Et aujourd’hui, je préférerai des prêtres présents au catéchisme et au catéchuménat que ceux qui vont jouer au dialogue interreligieux de l’islamophilie (regardez comme on s’entend bien avec les musulmans : ils nous invitent pour la rupture du jeûne et on les invite pour le repas de la paroisse – et le reste de l’année ?) ou la communication politique (monsieur le maire, filez nous du fric pour nos cloches svp).
Mon problème sera vite résolu si je meurs âgé : il n’y aura plus de prêtres. Donc ce seront bien des laïcs qui présideront mes obsèques, qui seront de toute façon prêtre par leur baptême. Enfin si les prêtres actuels n’ont pas tout déstructuré l’Église en voulant conserver leur précarrés de pouvoir. Pape François, venez aussi mettre un peu de révolution à ce niveau.
Écrit à Savigny-sur-Orge le 22 octobre 2015 – Fait pour servir et pour valoir ce que de droit


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